Qui n’a pas déjà entendu une mauvaise prédication? Peut-être qu’elle était ennuyante. Peut-être que le prédicateur n’était pas assez préparé. Ou alors était-elle carrément hérétique. On a tous déjà du subir un tel sermon. Mais sait-on comment bien réagir à une mauvaise prédication? Voici 10 pistes.
J’ai le privilège d’avoir connu les deux situations: celle de subir un sermon en dessous de la moyenne, mais aussi celle d’être le prédicateur d’une prédication ratée. Voici donc 10 pistes comment bien réagir à une mauvaise prédication:
10. Se rappeler qu’il est plus facile de critiquer une mauvaise prédication que d’en prêcher une bonne.
9. Retenir ce qu’il y a de bon dans une prédication. Parfois, il n’y a vraiment pas grand chose à part la lecture du texte biblique. Mais généralement, le tableau n’est pas aussi sombre que je voudrais faire croire. Quel est le sens du texte? Quels aspects de ce sens le prédicateur a-t-il remarqué? Qu’est-il en train d’essayer de me communiquer?
8. Se concentrer sur le texte biblique qui est prêché. Peut-être que le prédicateur s’embrouille, peut-être qu’il n’est pas bon. Mais la Bible est là devant moi. Est-ce que je me désole de la qualité du sermon ou est-ce que je me délecte de la Parole?
7. Prier durant la prédication pour celui qui prêche. Et m’engager devant Dieu à prier pour l’enseignement et la prédication de la Parole de Dieu dans mon Église. Il est plus facile de critiquer que de prier.
6. Se concentrer sur la progression du prédicateur plutôt que d’une performance d’un matin. Il faut des centaines de prédications pour commencer à devenir correct. Et des milliers de prêches pour devenir bon (cf. la loi des 10 000 heures).
5. Distinguer entre un prédicateur habituellement mauvais et un simple accident de parcours.
4. Si vraiment il faut critiquer et parler du sermon (dans le cas d’un prédicateur habituellement mauvais par exemple), faites-le avec quelqu’un dans l’Église qui à le pouvoir de changer quelque chose (un Ancien), pas juste à toute la famille durant le repas du dimanche midi. Un résponsable d’Église pourra peut-être suggérer à ce frère une formation, ou des bons livres sur le sujet. En parler à tout le monde sauf aux responsables, n’est que de la médisance qui n’a ni la gloire de Dieu, ni le bien de prédicateur à cœur.
3. Être prévoyant et savoir quand et où on est tenté de critiquer de manière malsaine le prédicateur. Mettre en place de la prévention, s’obliger à changer d’attitude. Exemple: si c’est le dimanche midi qu’on a l’habitude de démolir le prêche (et le prédicateur), se poser plutôt la question: «Alors, quel était le point principal du texte de la Bible qui était prêché ce matin?» Et si on en arrive vite au constat que le point principal du texte n’était pas le point principal du prêche, réaiguillonnez la conversation sur le point principal du texte sans commenter la prédication.
2. Soutenir les jeunes qui vont se former dans les écoles bibliques et les facultés de théologie. C’est plus facile de critiquer le prédicateur que de l’aider à financer ses études.
1. Se rappeler qu’il est plus facile de critiquer une mauvaise prédication que d’en prêcher une bonne. Si je me répète, c’est parce que c’est sans doute le point le plus important. Récemment, j’écoutais une prédication ratée sur Éphésiens 1 (un autre sens avait été imposé au texte). Mais quand je me suis mis à la place du prédicateur, j’ai réalisé qu’Éphésiens 1 est un texte d’un densité énorme et d’une gloire phénoménale. Difficile de prêcher avec brio un tel texte! C’est largement plus facile de critiquer ceux qui se plantent que de réussi à bien prêcher un tel texte.
Et toi, comment fais-tu pour bien réagir à une mauvaise prédication?
