Stéphane et moi ne nous sommes pas concertés mais je lis en ce moment Luther ! Le passage qui suit n’a aucun intérêt pour son fond mais il est pour le moins… mordant ! Ce n’est pas toujours très facile de lire des écrits de théologie, alors heureusement qu’il y a de petits passages comme celui ci-dessous pour nous détendre !
A ceux que, depuis longtemps, la haine invétérée de mon nom pousse à condamner, à cause de moi, la vérité même la plus manifeste, j’entends déclarer avant tout que, dans ce livre, je ne m’adresse pas à eux ; je ne voudrais pas faire entendre ma voix inutilement en tentant de charmer des serpents sourds et qui se bouchent les oreilles, ni prodiguer mes paroles, comme le dit Salomon, là où personne n’écoute, ni donner aux chiens ce qui est saint, ni jeter des perles aux pourceaux. Puisque telle est leur volonté, que ces gens lisent les décrétales de leur créateur et les productions de leur sagesse. Je suis au seul service de ceux qui sont torturés dans la cruelle fournaise de l’Égypte et dans le feu infiniment brûlant de Babylone, savoir la tyrannie de la conscience et du péché.
C’est ainsi que commence le Jugement sur les voeux monastiques. Je présume que personne parmi vous n’a un jour pensé à devenir moine/moniale, alors je vous laisse avec cet extrait (qui peut-être vous inspirera une réponse lorsque quelqu’un vous tiendra tête ! ) et je ferai plutôt bientôt la recension de De la liberté du chrétien qui concerne somme toute plusieurs d’entre nous.