Archives de Catégorie: Prédications

Mes 5 prédications préférées de TGC13

Comme je l’ai – déjà – assez dit, j’étais à Orlando pour les conférences nationales de la TGC, le mois dernier. Cette semaine, je vous propose une sélection des 5 prédications qui m’ont le plus encouragé, une espèce de must see. J’attends vos retours !

DAVID PLATT - Why the Great Commission Is Great (2 Co 4.13-18)

Pendant la pré-conférence ayant pour thème la mission, David Platt a rappelé l’urgence qu’il y a d’aller prêcher le message de l’Évangile à ceux qui ne l’ont jamais entendu, aux peuples non-atteints. La passion de Platt pour l’évangile et son fardeau pour ces peuples m’ont beaucoup touché. Nous devons vraiment replacer la mission au cœur de l’Église.

PUNCHLINE : "We have made safety a god. Comfort is not wisdom"

COLIN SMITH - Jesus Despised (Lc 4.16-30)

Je ne connaissais pas Colin Smith avant et c’est une belle découverte. J’ai aimé la manière dont il collait au texte et exposait fidèlement l’Écriture, en la rendant compréhensible dans ce passage bien connu de la lecture du rouleau d’Ésaïe à la synagogue par Jésus. Bref, si vous voulez voir à quoi ressemble une prédication textuelle bien faite, regardez cette vidéo ! En plus, il a un super accent ;)

PUNCHLINE : "Grace will either make you angry or it will lead you to worship"

DON CARSON - Jesus’ Resolve to Head Toward Jerusalem (Lc 9.18-62)

J’aime Don Carson. Sa très grande rigueur, son érudition, son amour de la Parole, sa douceur et sa simplicité en font un de mes théologiens préférés. En prime, on a droit dans cette prédication a un petit cours d’herméneutique et une lecture de "la parabole du bon samaritain" et celle "du jeune homme riche", très intéressant !

PUNCHLINE : "The ultimate good samaritan […] is Jesus"

KEVIN DE YOUNG - Jesus and the Lost (Lc 15)

Kevin De Young est un jeune pasteur, théologien et blogger qui monte. Je connaissais son blog et quelques uns de ses livres mais ne l’avais encore jamais entendu prêcher. Il avait la délicate tâche de parler de Luc 15 avec les trois paraboles, dont celle du "fils prodigue". Il nous a dit : 1 chose à savoir, 2 choses sur Dieu et 3 choses à faire. Sa prédication était très claire, bien illustrée et textuelle.

PUNCHLINE : "The kingdom is not present where the joy is absent"

TIM KELLER - Jesus Vindicated (Lc 24)

Tim Keller a fermé le bal avec une superbe prédication sur la résurrection de Jésus. On y trouve de bons arguments concernant l’historicité de la résurrection de Jésus, on y voit en quoi la résurrection de Jésus est la clé pour comprendre l’Écriture, en quoi c’est un message puissant pour le monde et combien elle est magnifique. J’ai aimé écouter Tim Keller. Vous l’aimerez aussi.

PUNCHLINE : "All scripture is about Jesus"

Si vous vouliez voir quelques bonne prédications, en voilà ! Et vous, lesquelles vous ont plu parmi celles-là ?

Le cœur, cible de la prédication

heart

L’emploi de références culturelles est fréquent dans les prédications de Tim Keller. On pourrait être tenté de reproduire cette pratique, sans en comprendre les principes sous-jacent. Dans cet article, j’ai repris les arguments de Tim Keller qui expliquent les raisons qui le motivent à employer ces références culturelles.

Keller propose l’idée que les sermons devraient avoir trois aspects. Premièrement, le texte doit être prêché dans son contexte biblique, deuxièmement, la prédication doit annoncer Christ et l’Évangile et enfin, la prédication doit toucher le cœur. Il le dira en d’autres termes : on devrait prêcher la vérité et pas nos opinions, on devrait prêcher la bonne nouvelle et pas seulement des conseils et on devrait prêcher pour que la vérité touche le cœur et pas seulement l’intelligence. Le premier aspect est ce qu’on appelle la prédication textuelle, le deuxième est la prédication dite christo-centrique et le troisième aspect est généralement ce qu’on désigne comme "l’application".

Keller pose ensuite la question : Où, dans ce schéma, intervient la culture ? La plupart dirait que ça ne rentre pas dans ce schéma en trois points et seraient tentés d’ajouter une quatrième catégorie. Mais le problème, dit Keller, est que cela pourrait suggérer que les références culturelles sont là pour donner du crédit au prédicateur, et ce serait une erreur. Donner des références dans ce but tenterait le prédicateur d’étaler sa connaissance ou de montrer qu’il est à la page. Et ce n’est pas ce que Keller veut faire.

En fait, les références culturelles font pour Keller partie de son effort de toucher le cœur. Il conçoit qu’on pourrait lui répondre que les références à Nietzsche ou de Kooning (artiste) sont intellectuelles et touchent plutôt l’intelligence que le cœur. Keller de répondre : pas exactement. Il va ensuite redéfinir ce qu’est "le cœur". D’un point de vue biblique, le cœur n’est pas principalement nos émotions mais plutôt le siège de nos valeurs et de nos croyances, par conséquent, le centre de contrôle de notre vie entière. Prêcher en touchant les cœurs revient donc à toucher directement ce qui dirige la vie des gens, leurs désirs, leurs pensées, leurs émotions et l’action.

De toutes les définitions de la culture, Keller préfère celle qui décrit la culture comme "un cœur collectif". C’est un ensemble de valeurs clés partagées par une communauté. Le public de Keller, qu’il soit chrétien ou non, vit dans Manhattan et sa culture cosmopolite, séculière et post-moderne. Keller explique que c’est ce contexte qui est la source de leurs aspirations, de leurs peurs et de leurs conflits intérieurs.

Alors, les références culturelles sont un moyen simple d’entrer dans le monde de ceux qui l’écoutent, en dévoilant ce qui dessine leur quotidien, au travail, dans leur vie de famille, et leur relation au sexe, à l’argent ou au pouvoir. Keller cherche à mettre en lumière les fondations de la culture de leur ville pour aider les gens à mieux comprendre qui ils sont et à imaginer ce que veut dire être chrétien dans ce contexte.

Keller conclut en disant qu’imiter un prédicateur qui fait des références culturelles serait une erreur. Ce qui peut être utile et toucher les cœurs dans une partie du monde aura pour effet de passer pour un effet de style ailleurs, où les gens pourraient se dire : "Ce qu’il est intelligent !". Si c’est ce que les gens vous disent, ou pire ce que vous aimeriez entendre, vous devez changer des choses, nous dit-il. Le principe universel se trouve dans Actes 2.37 :

Après avoir entendu ce discours, ils eurent le cœur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres: Hommes frères, que ferons-nous ?

La prédication doit toucher les cœurs. Les moyens et les méthodes pour y arriver vont varier selon la culture dans laquelle vous prêchez. Il faut chercher ce qui est pertinent pour toucher les cœurs et ne pas oublier que les références que nous employons doivent être au service de la prédication. Elles ne doivent pas être rajoutées par-dessus la prédication, mais doivent servir comme moyen de toucher les cœurs. Les références culturelles doivent nous servir à frayer un chemin à la Parole, pour toucher directement le cœur de l’assemblée.

Pour aller plus loin : Plus d’articles sur la prédication.

Qu’est-ce qu’un ministère centré sur l’Évangile?

On est tous d’accord de dire que l’Évangile c’est très important. Mais quand on demande à un groupe de trente personnes de résumer l’Évangile, les réponses vont dans tous les sens!

L’Évangile est tellement souvent cité et si peu souvent définie. Alors la question: "Qu’est-ce qu’un ministère centré sur l’Évangile?" est très importante. Je vous recommande chaleureusement la réponse biblique apportée par John Piper (clique-droit "enregistrer sous" pour le télécharger). Son message est traduit par Florent Varak.

Note: John Piper était un des orateurs du séminaire "Un ministère centré sur l’Évangile" à l’Institut biblique de Genève. C’est la seule prédication proposée gratuitement pour le moment.
Par contre, pour les germanophones, tous les messages de Don Carson, John Piper et les autres orateurs de la conférence à Hambourg sont gratuitement offerts sur Evangelium 21.

Appel lancé à notre génération

Philippe Monnery a donné ce message en janvier 2010. C’était le message de cloture du Forum des évangélistes. Philippe avait 23 ans et pourtant c’était une excellente prédication pour toute une nouvelle génération de jeune leaders et d’évangélistes.

Je n’aurais pas pu imaginer une prédication plus approprié pour finir la conférence. Son texte était Jean 21.22:

Jésus lui dit: Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe? Toi, suis-moi.

Tu peux écouter le message ici (27 minutes).

Petite précision qui peut s’avérer utile:
Pour le téléchargement, se placer avec la souris sur le titre du message, cliquez avec le bouton droit et choisissez «Enregistrer la cible du lien sous». (MA: Rodolphe pour le rappel)

C’est gratuit de s’abonner par email à NotreEglise.com. Il suffit de cliquer ici !

•Le silence qui tue et l’épître aux Colossiens

Le blog n’est pas très actif en ce moment…

Les jeunes de mon église participent à un concours biblique le 1er novembre. 5 jeunes doivent chacun mémoriser un chapitre complet de Colossiens et Jude. Sur les cinq prochaines semaines nous allons donc couvrir systématiquement ces deux épîtres pour aider toute l’église (et surtout nos 5 futurs champions) à les comprendre. Je prépare donc deux messages de suite sur les chapitres 3 et 4.

Si vous souhaitez découvrir notre série, je vous invite à écouter le message de mon père sur le chapitre 1. Le message est disponible ici sur le site de l’église de Feignies.

10 erreurs qu’un prédicateur doit éviter

J’ai reçu cette liste aujourd’hui. Elle vaut ce qu’elle vaut. N’hésitez pas à faire vos remarques. Elle provient du blog, Cœur de berger.

Je ne pense pas que la liste soit dans un ordre particulier. Qu’en pensez-vous? Que faudrait-il ajouter?

Les dix erreurs les plus graves dans la prédication :

10. L’imitation d’autres prédicateurs

9. L’emploi de trop d’illustrations

8. L’allégorisation ou la spiritualisation injustifiée du texte

7. Le manque de préparation

6. Le manque d’application

5. La décontextualisation (l’interprétation du texte biblique sans considération de son contexte biblique)

4. Le manque de prière

3. Prêcher aux autres avant de prêcher à soi-même

2. Prêcher d’une manière ennuyante

1. Ne pas prêcher Christ.

S: CB

Opération Ninive (Lectures de Greg)

Auteur : Frère André et Al Janssen
Editeur : LLB
Thème : Méditations quotidiennes
Année : 2009
Nombre de pages : 90
ISBN : 9782850316743

39 jours de méditation avec Jonas.
Au travers de l’histoire de Jonas, Dieu nous remet en question et nous donne les solutions pour affronter et déjouer les menaces terroristes d’aujourd’hui. Vos choix peuvent influencer l’avenir. Serez-vous prêt à relever le défi ?
Comme à son habitude Frère André casse les préjugés pour nous faire aller plus loin.

Mon avis :
Tout petit livre avec de mini méditations. Dans l’intro Frère André prévient qu’on lira certainement des choses avec lesquelles nous ne serons pas d’accord, et il a un peu raison par moment… Mais voici une sélection de petites phrases que j’ai trouvé interpellantes : Un des mystère du livre de Jonas est « comment un homme avec une aussi mauvaise conscience pouvait-il si bien dormir » ? p 15 (voir Jonas 1v5). « Les marins manifestent plus intérêt à l’égard d’un seul homme que Jonas pour un million de Ninivites.. »p 25. Aussi : « Prêcher est la fonction de l’Eglise, et elle est là pour le salut de ceux qui n’en font pas partie. » p42 « La prédication de l’Evangile est la meilleure arme contre le terrorisme ».p54 « La colère de Dieu est mentionnée 177 fois dans la Bible. La colère de l’homme n’est mentionnée que 45 fois. Mais Dieu a beaucoup plus de raisons d’être en colère que nous ! » p62… Pour en avoir d’autres, il faut tout simplement lire le livre… ☺
Pasteur Greg


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