Archives de Catégorie: Recension de livres

BD : Le voyage des pères (t.1 Jonas)

On connaît les apôtres, mais s’est-on déjà demandé comment avaient réagi leurs parents à leur suivance de Jésus ?

La dernière BD que j’ai eu dans les mains? Je ne sais même plus! Le Voyage des pères de David Ratte est celle qui pourrait me donner envie de m’y remettre (est-ce que je devrais dire mettre ?).

Quatrième de couverture 

««Je ne sais pas ce que ce type, ce Jésus, a bien pu leur raconter… Toujours est-il que quand il est parti, ils l’ont tous suivi comme un seul homme… Avec Zébédée on en est resté comme deux ronds de flan.» 1er siècle de notre ère. Trois pères inquiets parcourent la Galilée et la Judée à la recherche de leurs fils devenus apôtres du Christ. Une aventure humaine qui les mènera bien plus loin qu’ils ne le pensaient.»

C’est sans doute en raison de mon histoire que j’ai été tentée par cette description et je n’ai pas du tout été déçue (du moins par le premier tome). Beaucoup de finesse et d’humour (je ne sais plus quand j’avais autant ri un livre dans les mains !), sans se soucier de subtilités théologiques ou historiques, l’auteur rend compte avec une certaine justesse de l’esprit des hommes du temps. Je pense à la façon dont Jonas et Simon rabrouent Alphée, le père du collecteur d’impôt Matthieu (14) ou encore des prostituées (32)…  «Hors de question de m’asseoir avec ces pécheresses ! On devrait les lapider ! … Ah ouais ! J’oubliais ! Jésus est passé par là ! .. Et il a fait quoi ? Il leur a rendu leur virginité ? Par miracle?» (Jonas). «Il a fait mieux que ça… Il nous a pardonnées» (La femme en question).

Les pères à la recherche de leurs fils et donc de Jésus chez Jaïrus…

Comment David Ratte présente son projet? «Le sous-titre de cette série pourrait être : «Imaginons ensemble les coulisses de la Grande Histoire». L’idée de base était d’essayer de savoir comment les familles des apôtres ont pu réagir face au phénomène Jésus. 2000 ans après, croyants ou non, on sait tous quelle importance ont eu ces évènements dans l’histoire de l’humanité. Mais ceux qui vivaient à l’époque n’en avaient aucune idée. Même les apôtres ne l’ont vraiment compris qu’après la mort du Christ. Je me suis dit qu’au lieu de braquer la caméra sur Jésus, il serait intéressant de la tourner un peu sur le côté. Et puis la question principale était : «Comment aurais-je réagi dans une situation pareille ?» *.

Bref, une approche originale à mettre entre toutes les mains.

Le Voyage des pères, Tome 1 : Jonas a reçu le prix international de la BD chrétienne au festival d’Angoulêmes 2008 et le prix du jubilé à Angoulêmes 2011.

* Extrait d’une interview en ligne.

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LIVRE Egaux mais différents de Alexander Strauch

Egaux mais différents est l’un des meilleurs livres qui existe sur la complémentarité homme/femme, je pense. Après avoir refermé le livre, on a juste envie de prendre un temps pour louer le Seigneur pour son plan merveilleux (le mot est faible) !

Voici quelques points pour lesquels je vous le recommande :

  • Strauch a un point de vue christocentrique du début à la fin. Il explique comment l’œuvre rédemptrice de Christ intervient dans le mariage. Aussi, il montre comment Jésus est un exemple pour l’homme comme pour la femme : il est à la fois chef (de son Eglise) et soumis (à son Père). Strauch excelle dans l’art de nous montrer comment l’union d’un homme et d’une femme aspirant à vivre selon le plan de Dieu leur enseigne des vérités spirituelles.
  • Le sous-titre du livre, une brève étude des passages bibliques sur l’homme et la femme, est tout à fait pertinent. J’apprécie particulièrement le dernier chapitre, «Christ et ses apôtres ont parlé clairement», en réponse à ceux qui usent de diverses méthodes (détaillées dans l’ouvrage) pour déformer les « versets dérangeants ».
  • L’auteur ne passe pas sous silence le point de vue des féministes évangéliques qui sont contre les distinctions. Il rappelle leur thèse à chaque chapitre (avec de nombreuses sources) et démontre ensuite que c’est la complémentarité que prône la Bible.
  • Le livre traite à la fois du rôle de l’homme et de la femme. Cela met davantage en valeur la complémentarité entre les deux et la place de Christ qu’un livre spécialisé sur la féminité ou la masculinité. C’est aussi intéressant en couple de pouvoir se référer au même livre quand on se pose des questions.
  • Surtout, à la fin de la démonstration, on comprend que la complémentarité est faite pour nous rendre heureux et plus fort dans la foi, que l’on soit fait pour la direction comme pour la soumission. Joie !
  • Enfin, je trouve que la couverture est agréable. On a envie d’ouvrir le livre, ça compte aussi !

LIVRE: William Carey, la force de l’appel

William Carey est souvent appelé le père des missions modernes. Fondateur de la première organisation missionnaire du Royaume Uni. Il fut le premier missionnaire en Inde. Il eut une vie fascinante.

William arrêta l’école à 12 ans. Il n’avait aucune formation théologique et pourtant il fut professeur à l’Université de Calcutta (Fort William) et fonda la première université pour les indiens (Université de Serampore). Cette université fut la première de l’Inde à être accréditée.

Il fut aussi un homme d’état malgré lui. Il s’est battu pour interdire plusieurs pratiques religieuses Hindous: le sacrifice des enfants et le sacrifice des veuves ("Sati"). Il fonda aussi plusieurs journaux, dont le premier quotidien dans une langue asiatique. Mais il était avant tout un missionnaire passionné. Il a traduit la Bible en plusieurs langues et par ses écrits il a mobilisé les églises de Grande Bretagne à s’engager dans la mission de Jésus: faire des disciples de toutes les nations.

William Carey: La force de l’appel est une courte biographie et conviendra à tout le monde. Bien que le livre n’est qu’un survol rapide de la vie de Carey de 200 pages, on apprend beaucoup. En quelques heures on repart encouragé par la foi de William et la main évidente de Dieu. Carey disait souvent: «Attendez de grandes choses de Dieu et entreprenez de grandes choses pour Dieu.» Et Dieu a honoré ces paroles en faisant de nombreux miracles.

«Attendez de grandes choses de Dieu et entreprenez de grandes choses pour Dieu.»

Je suis très heureux de voir cette collection paraître en Français. D’expérience je sais que les récits missionnaires ne sont pas un genre qui est vendeur en France. Pourtant c’est essentiel que nos églises soient missionnaires. Merci donc aux éditions JEM pour ce livre. Enfin, c’est un détail vous me direz. Mais j’aime les graphismes du livre et de la collection. Moderne, jeune et dynamique, ça donne envie de lire des biographies. J’encourage donc la lecture de ce livre.

Quelques leçons de la vie de William Carey:
• William Carey à travaillé 7 ans en Inde sans une seule conversion. C’est loin du cliché que c’est plus facile ailleurs qu’en France!
• Dans ses dernières années, il eut de terribles conflits avec l’organisation missionnaire qui le soutenait. J’ai l’impression que c’est un problème fréquent. Avis à ceux qui travaillent dans des bureaux de missions. Vous êtes au service de l’Évangile et de vos missionnaires. C’est eux qui font le travail, vous êtes là pour aider, pas pour décourager.
• William n’a pas pu convaincre sa femme de venir avec lui en Inde. Il était donc prêt à partir sans elle. Ça m’a fait réfléchir sur les priorités d’un homme marié. Je ne dis pas que je suis d’accord. Mais ça suscite une réflexion. Et ça, c’est bien!
• La souveraineté de Dieu est clairement dépeinte dans ce livre. Combien de tragédies et catastrophes croisent le chemin de William Carey. Et pourtant Dieu a un plan derrière tout cela.
• C’est incroyable combien des grands hommes de l’Église étaient auto-didactes. William arrête l’école à 12 ans pour prendre un travail. Dans son temps libre (et parfois même en travaillant) il apprend le latin, le grec, l’hébreux, le néerlandais puis une pléthore de langues indiennes quand il arrive en Inde! Andrew Fuller, un de ses meilleurs amis et co-fondateur de leur organisation missionnaire était pareil. Sans aucune éducation théologique, il est devenu LE théologien de leur dénomination. Il combattait les fausses théologies qui décourageaient le travail missionnaire.

Quelques réserves…

Je n’ai pas envie de classer cette biographie dans les ouvrages pour enfants. Ce serait limiter son impact. Mais elle n’est évidemment pas une biographie de "référence". C’est une introduction à la vie de Carey, pas un traitement exhaustif de sa vie. Il est difficile dans ce genre de biographie de savoir ce qu’est vraiment historique et ce qui est broderie. Tout est raconté sous une forme de roman. Et il n’y a pas de notes. Celui qui veut plus de détails devra trouver une vraie biographie.

Un point qui m’a déçu, c’est que la théologie de William Carey n’est presque jamais abordée. On se limite généralement aux faits et gestes. C’est vraiment dommage. On ne comprend pas comment Dieu lui a donné la force pour surmonter les nombreuses tragédies de sa vie. Je n’ai même pas noté une explication de l’Évangile. Il parait que c’est une lacune fréquente dans les biographies modernes. C’est confirmé dans le cas de ce livre.

Je remarque rarement les fautes d’orthographe et de grammaire. Je suis donc surpris et déçu combien de fois j’ai remarqué des formulations maladroites, des ponctuations manquantes et des erreurs de mise en page. C’est vraiment dommage parce que ça décrédibilise quand même le travail des auteurs Geoff & Janet Benge.

Conclusion

Il faut lire plus de biographies. C’est très très encourageant! Je recommande ce livre. William Carey avant de mourir a dit: «Vous avez parlé de William Carey. Quand je m’en serai allé, ne dites rien à propos de William Carey – ne parlez que du Sauveur de William Carey.» Mais sa vie vaut la peine d’être connue. Elle porte la marque inimitable de la souveraineté de Dieu.

Acheter William Carey: La force de l’appel.

LIVRE : Dietrich Bonhoeffer, De la vie communautaire et Le livre de prières de la Bible

  • Extraits de la quatrième de couverture : 

Cet écrit se présente comme un témoignage de ce que Dietrich Bonhoeffer a vécu avec les jeunes candidats au ministère pastoral du séminaire de Finkenwalde entre 1935 et 1937. A l’automne 1938, une année après la fermeture du Séminaire par la Gestapo, le grand théologien écrit ainsi cette sorte de compte rendu spirituel [...].

Quant au Livre de prières de la Bible, datant de 1940, il appartient à cette même période au cours de laquelle Bonhoeffer s’efforce, malgré l’interdiction des autorités, de regrouper ses derniers séminaristes. [...]

Dietrich Bonhoeffer est né en 1906 à Breslau. Etudiant en théologie à Berlin, il choisit la voie du pastorat [...]. A l’accession d’Hitler au pouvoir, il manifeste immédiatement son opposition aux mesures antisémites du régime nazi. [...] Arrêté par la Gestapo en 1943, il est exécuté au camp de concentration de Flossenbürg le 9 avril 1945.

  • De la vie communautaire. 
Le principe-clé : nous avons tout en Jésus en lequel nous sommes un. Bonhoeffer nous met en garde contre la volonté d’avoir à créer la communauté chrétienne. C’est intéressant dans la mesure où chacun a tendance à juger l’assemblée qu’il fréquente à la mesure de ses idéaux sur la vie fraternelle. Ainsi, ce qui ne va pas dans notre sens, on le considère comme un échec. Ici, nous avons un bon rappel que Dieu a déjà posé le seul fondement nécessaire, que nous n’avons rien à inventer.
Le plus : le dernier chapitre, sur la confession entre frères. Si nous nous reconnaissons aisément pécheurs les uns devant les autres, la confession de péchés concrets nous fait encore défaut, je trouve. (Maintenez-vous au courant, je pense qu’il y aura une série "A l’écoute de Bonhoeffer"…).
Le moins (pour qui est moyennement intéressé par le sujet) : les détails sur l’organisation pratique d’une vie communautaire.
  • Le livre de prières de la Bible 

C’est une introduction à la prière des psaumes en quelques pages (26 p.). Les thèmes qui structurent les psaumes sont successivement abordés (la création, la Loi, les ennemis, le Messie…). Le passage sur les psaumes de vengeance répond à pas mal de questions (l’embarras de les prier, le visage de Dieu qui est révélé…).

Aussi, Bonhoeffer fait une interprétation très christocentrique du Psautier en lequel il voit "la prière de suppléance du Christ pour son Eglise". C’est d’ailleurs assez frustrant de ne pas pouvoir détailler ici !

"Il s’agit là d’une grâce que Dieu nous fait en nous disant [à travers le Psautier] comment lui parler et être en communion avec lui." (p. 109)

LIVRE La raison est pour Dieu de Timothy Keller

C’est bientôt la rentrée et tous les étudiants devront se procurer un tas d’ouvrages « de référence »… Un conseil : ajoutez à la liste La raison est pour Dieu de Timothy Keller !

Je vois beaucoup d’intérêt à le lire. Le livre s’adresse aux non-chrétiens comme aux chrétiens :

1) C’est un excellent outil pour répondre aux questions que vous vous posez en tant qu’agnostique ou athée.

Keller nous explique, par exemple, que la résurrection de Jésus est le fait qui recueille le plus d’indices favorables pour expliquer la naissance de l’Eglise (sauf si l’on se soumet au parti pris philosophique de renoncer aux miracles).

Des sujets tels que «l’Eglise est responsable de tant d’injustices » ou encore « la science démontre la fausseté du christianisme » sont abordés. L’auteur y répond avec clarté et s’appuie sur de nombreuses références, d’Augustin à Michel Foucault…

J’apprécie particulièrement le chapitre : « Vous ne pouvez pas prendre la Bible au pied de la lettre. » Les Chrétiens emploient souvent ces expressions « la Bible dit que…. » ou encore « c’est écrit dans la Bible, point ! ». Mais la Bible ne fait pas autorité pour tous, on l’oublie souvent. Alors Keller nous propose de  réfléchir davantage à : pourquoi la Bible est-elle digne de confiance ?

Bref, si vous n’avez pas encore fait de Jésus votre trésor parce que le rejet du christianisme est une évidence rationnelle, lisez le livre de Keller ! Vous devriez être fascinés de comprendre que la raison n’est pas un obstacle pour se donner à Jésus.

2) Les Chrétiens sont enrichis par la lecture du livre autant que les athées. Et pas seulement pour répondre aux interrogations de ces derniers !

On entend souvent à l’église que l’Evangile n’apporte pas une religion. Sait-on vraiment ce qui se cache derrière cette affirmation ?  Pour être au clair, lisez le chapitre 11, « La religion et l’Evangile » !

Enfin, beaucoup de passages nous conduisent à l’adoration et renouvellent notre joie de nous donner à Dieu. Je pense à un passage sur la Trinité :

Chaque personne de la Trinité aime, adore, vénère avec joie les autres. Cela crée une danse de réjouissance et d’amour, dynamique et vibrante. Les premiers responsables de l’Eglise grecque avaient un mot pour la nommer : perichoresis. Vous remarquerez qu’on y trouve la racine de notre terme « chorégraphie ». Perichoresis signifie littéralement « danser ou circuler autour ». […] Dans le christianisme, Dieu n’est pas une chose statique […] mais une activité dynamique, vibrante, une vie, […] un tourbillon de danse… ». (page 229)

Hélas, nous avons gâché la danse à laquelle nous étions participants… mais nous pouvons revenir à la danse. Lisez le livre si cela vous intrigue !

Le chapitre 2 de La raison est pour Dieu ainsi que le sommaire sont consultables sur le site des éditions Clé.

Le livre chrétien de l’année 2011 en anglophonie est…

Chaque année, le magazine évangélique WORLD récompense un livre. En 2008, c’était l’excellent livre de Timothy Keller: La raison est pour Dieu.  Mais cette fois-ci, deux livres ont étés nommés "Livres de l’année 2011". Il s’agit de: Should Christians Embrace Evolution? [Les chrétiens devraient-ils accepter l'évolution?] et God and Evolution [Dieu et l'évolution].

Ces livres ont étés choisis pour leur apport au débat actuel (en anglophonie) sur les origines du monde. Ce qui est particulièrement intéressant: ces livres répondent en particulier à Francis Collins, le fervent avocat de l’évolutionnisme théiste (ou déiste). Vous pouvez lire l’explication complète de l’équipe de la rédaction de WORLD Magazine ici.

Jusqu’à maintenant, le blog Étrangers et voyageurs est resté silencieux au sujet de l’évolution et de la création. Mais je compte bientôt expliquer pourquoi je ne me suis jamais prononcé sur le sujet.

MA: Randy Alcorn

Livre Génération challenge (Alex et Brett Harris)

« La plupart des gens ne s’attendent pas à ce que tu comprennes ce dont nous allons parler dans ce livre. Et même si tu le comprends, ils ne s’attendent pas à ce que tu t’en soucies. Et même si tu t’en soucies, ils ne s’attendent pas à ce que tu agisses en conséquence. Et même si tu agis en conséquence, ils ne s’attendent pas à ce que cela dure. Nous ne faisons pas partie de ces gens. » — Alex & Brett Harris

C’est ainsi que commence Génération challenge. C’est un des meilleurs livres que j’ai jamais lu.

Écrit par des jumeaux adolescents, ce livre s’adresse aux ados du monde entier. Leur message est une bombe et il a tout pour plaire. La préface de Chuck Norris (le vrai !), les recommandations de plusieurs des meilleurs écrivains chrétiens (Randy Alcorn et John Piper entre autres) et certainement la plus belle couverture de 2010, Génération challenge est un crie de guerre poussé par des jeunes pour des jeunes.

Leur message est simple. Pourtant c’est une véritable révolution. Partant du constat que la société n’attend quasiment rien des jeunes, que des millions d’ados gaspillent leurs meilleurs années, ils proposent un nouveau regard sur « l’adolescence ». Alex et Brett expliquent que l’adolescence est une invention récente et aux conséquences désastreuses.

Jusqu’au début du 20e siècle, les gens étaient soit des enfants, soit des adultes. Des hommes et des femmes de quinze ou seize ans faisaient des choses inimaginables aujourd’hui. Ils citent les exemples de George, qui devint le topographe officiel d’un comté en Virginie à dix-sept ans, David, qui à onze ans reçut le commandement d’un navire capturé au cours d’un combat, et Clara, qui apprit les soins infirmiers dès onze ans et enseignait une classe de plus de quarante élèves à l’âge de dix-sept ans.

« Pourquoi les jeunes du passé étaient-ils capables, à quinze ou seize ans, de faire – et de bien faire – des choses que nos contemporains de vingt-cinq ou trente ans sont incapables de d’entreprendre ?

Est-ce parce que les jeunes gens sont à présent appelés « adolescents » ? Pas tout à fait.

C’est parce que les gens d’aujourd’hui voient les années de la jeunesse sous l’angle moderne de l’adolescence – une catégorie d’âge et de comportement qui était complètement étrangère aux hommes et aux femmes d’une époque pas si lointaine.

Le terme adolescence signifie littéralement « grandir ». C’est vrai au sens biologique comme du point de vue des autres aspects de la maturité. Ça n’est pas un problème pour nous et le mot lui-même ne nous pose pas de problème. […] En revanche, ce qui nous ennuie, c’est la compréhension moderne de l’adolescence qui autorise, encourage et même forme les jeunes à rester immatures plus longtemps que nécessaire. Cela nous maintient à l’écart de ce que nous pourrions faire, de ce que pour quoi Dieu nous a faits et même de ce que nous aimerions faire si nous échappions aux faibles attentes de la société. »

Je recommande ce livre à tout le monde. Mettre une tranche d’âge serait bête. Il y a des jeunes de onze ans qui pourraient très bien le lire et des « Tanguy» de 35 ans qui auraient intérêt à le lire.

C’est un livre très dynamique qui appelle notre génération à se lever et se bouger pour notre Roi Jésus. Certains tireront les sonnettes d’alarme à l’idée d’être ambitieux et de faire quelque chose pour Dieu. Mais les frères Harris connaissent bien leur Évangile. Ils précisent bien qu’on ne rejoins pas la Rébellution pour obtenir l’approbation de Dieu. Plutôt, on se lance parce que Dieu est déjà bienveillant envers nous et qu’il n’y a plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus le Messie. L’échec n’est pas possible.

Mon seul chagrin c’est de ne pas avoir vu l’effet de Génération challenge dans ma région. J’espère que les Rébellutionnaires ne se sont pas endormis. Les frères Harris offrent des précieux conseils pour lancer un mouvement qui dure. Mettons-le en pratique!

« Les gens ne s’attendent pas à ce que ça dure. » Rebellons-nous contre cette faible attente de notre société !

Génération challenge est disponible dans la Boutique BLF Europe ou chez l’éditeur: les éditions Clé.

Tu peux aussi retrouver des "rébellutionnaires" sur leur site: www.larebellution.com et leur recension de ce livre ici.

« Génération challenge est un livre extraordinaire. En fait, je crois qu’il se révélera l’un des livres les plus aptes à changer la vie, la famille, l’Église et la culture des jeunes de cette génération. J’aimerais que chaque adolescent le lise mais je souhaiterais tout autant que chaque parent, chaque responsable d’Église et chaque éducateur fasse de même. Si vous réalisez le challenge qui consiste à dire non à certaines distractions et oui à cet ouvrage remarquable, je vous garantis que vous en serez largement récompensé. »

Randy Alcorn, auteur de nombreux livres, dont Le principe du trésor et Le choix de la pureté

« Les attentes des adultes vis-à-vis des jeunes sont trop modestes. Et ces jumeaux cherchent à les relever. Ne vous conformez pas aux faibles attentes qui proviennent de la culture dominante. Visez plus haut. La jeunesse peut être un exemple pour les adultes. Ayez cette pensée. Ayez ce rêve. Ou, comme le diraient les frères Harris, "rebellez-vous contre la facilité". Que Dieu nous donne, pour la nouvelle génération, une vision qui glorifie l’Évangile de Christ et conduise des milliers de jeunes vers la croix, où ils trouveront le pardon de leurs péchés, l’humilité et un courage qui exalte Christ, les pousse à se rebeller contre les faibles attentes et à "relever des challenges". »

John Piper, auteur de nombreux livres dont Au risque d’être heureux