Archives de Catégorie: Reflexions

Ils sont partout…

…du moins sur Internet ! Si tu tapes Illuminatis sur Youtube, tu as plus de 18000 résultats ! Difficile de passer à côté de ces vidéos qui dénoncent, image à l’appui, ces sociétés secrètes qui agissent dans l’ombre et « contrôlent le monde ». Depuis les attentats du 11 Septembre 2001, les théories du complot fleurissent sur la toile, proposant des explications simples et logiques d’évènements souvent complexes et dramatiques. Mais que dit la Bible de tout cela ? Est-ce bien pour un chrétien de s’y intéresser ? C’est ce que nous allons voir.

Lire l’article sur le site de TaJeunesse…

Combien d’heures un pasteur devrait travailler ?

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Crédit photo : Gert Cornelis

Hier, on était le premier Mai. Et le premier Mai, c’est la fête du travail… pendant lequel on ne travaille pas. Cet article répond à une question qu’on se pose souvent, que l’on soit pasteur ou pas, à savoir : Combien de temps un pasteur devrait travailler ? Les avis divergent, aussi j’ai choisi de traduire ici un article de Darryl Dash, un pasteur qui implante une église à Toronto, au Canada.

J’ai souvent entendu cet avis : Les pasteurs devraient travailler autant d’heures que la personne moyenne de leur assemblée, plus le temps de trajet, plus le nombre d’heures où ils servent ou sont à l’église. Ça fait à peu près 40-50 heures pour une semaine normale, plus 5-10 heures pour les trajets, plus encore 5 heures de temps passé à l’église pour le service, pour un total de 50-65 heures par semaine. En conséquent, un pasteur devrait travailler au moins 50-65 heures par semaine.

Je n’y crois pas.

Voilà ce qui est vrai dans cet avis : Les pasteurs devraient travailler dur. Le pastorat n’est pas un endroit où les paresseux peuvent se cacher. J’ai rencontré quelques pasteurs paresseux, et ils ont besoin d’un coup de pied au derrière. Et oui, nous ne devrions pas attendre plus des autres que ce que nous sommes prêts à donner. Et certains seront capables de travailler 50-65 heures et toujours vivre sainement. Pourtant, imposer cet avis dans tous les domaines est loin d’aider.

Voilà le vrai problème. Notre défi dans le ministère est de ne pas de rentrer dans un train de vie dirigé par l’occupation et le manque de rythme sain. Par exemple, ce n’est pas parce que personne dans l’église n’observe un jour de sabbat par semaine, que le pasteur ne devrait pas l’observer. Au contraire, le pasteur devrait être un modèle pour ce qui est de faire une pause, se reposer et se ressourcer un jour par semaine. Si les hommes d’une communauté ne rentrent jamais à l’heure pour le diner en famille, le pasteur ne devrait pas obligatoirement suivre cet exemple et travailler jusqu’au diner. Plutôt, le pasteur devrait lutter pour être présent le plus souvent possible à la maison pour la famille, même que le travail l’appelle.

Je parle alors que j’ai lutté avec ça pendant des années, en échouant souvent. Je me rappelle les années où je n’étais pas là pour ma famille. Je sais que je n’ai pas servi ma famille pendant ces années-là. Je ne pense pas avoir bien servi mon église non plus.

Est-ce que c’est dur de s’en rendre compte ? Absolument ! Mais ce que nous devons – non seulement les pasteurs, mais nous tous – c’est découvrir combien le travail est dur, mais aussi combien nous aimons nos familles, demeurer en Christ, et vivre en mission au quotidien. Céder à un rythme de travail malsain et insoutenable n’est pas la solution. Discerner ce que ça veut dire de vivre fidèlement en tant que disciple de Christ est une tâche beaucoup plus difficile et beaucoup plus dure.

Je veux travailler dur. Mais je veux aussi être suffisamment présent pour aimer ma famille et construire des relations avec les voisins, de vivre la mission, de prendre le temps de m’arrêter, de me reposer et de prier. Je veux la même chose pour tout le monde dans l’église.

Il n’y a pas de place pour la paresse dans le pastorat, mais il n’y a pas de place non plus pour céder à un rythme culturel de travail malsain. Pasteurs, guidez d’une manière à apprendre ce que ça veut dire de vivre, comme ils disent, de manière intentionnel selon l’évangile, pour chaque jour de notre vie.

Pour aller plus loin :

Quand notre désir de productivité est contre-productif

Certaines choses sont claires pour le chrétien. Dans la gestion du temps, je cherche à tout faire à la gloire de Dieu (1Co 10.31) et je cherche à racheter le temps, car les jours sont mauvais (Eph 5.16). Pourtant, il faut être conscient d’un grand danger de l’ère des smartphones, des agendas en ligne, des conversations Skype et des blogs. Ce danger est lié à l’immédiateté de nos outils.

Le danger se résume en une question: Comment évaluer ma productivité? On réalise vite que la valeur de la productivité n’est pas juste une question d’efficacité. Il ne s’agit pas juste de faire beaucoup de choses, mais de consacrer son temps à faire les bonnes choses. Et à l’ère de l’information, je vois un piège. C’est un piège d’immédiateté. Je m’explique.

Écrire un article de blog qui est publié dans la foulée, procure une satisfaction immédiate. En raccrochant après un Skype, j’ai eu le plaisir de passer du temps avec un ami. Idem avec les emails. On a le plaisir de vider sa boite mail. D’avoir répondu (et bien répondu!) à tout notre courrier. Le même plaisir se vit sur Facebook quand on poste quelque chose et les gens réagissent et partagent notre info. Mais réalisons que je peux faire tout ça, être très efficace, et pourtant complétement passer à côté de l’essentiel.

Contrairement à tous ces exemples modernes, il y a beaucoup de choses qui ne sont pas immédiatement gratifiantes. Je dirais même que la plupart des choses importantes ne le sont pas. Je pense à la lecture de la Bible. Parfois c’est un feu d’artifice, mais souvent je lis et l’effet que produit Dieu par sa Parole est cumulatif, aux effets visibles uniquement sur une longue période de temps.
Cela est vrai dans bien des domaines. En ce moment je vis ça avec l’apprentissage de l’Allemand. Je n’ai aucun plaisir à passer des heures à mémoriser des règles, du vocabulaire, faire des exercices. A la fin de ce temps, je n’ai pas l’impression d’avoir produit quelque chose. Rien n’a été publié. C’est aussi le cas avec l’apprentissage d’un chapitre de la Bible. C’est du travail. Ça ne rentre pas tout seul. C’est seulement après des heures et souvent, —pour moi— des semaines que ça rentre et qu’on est récompensé.

Tout cela me sert de rappel: l’importance de quelque chose ne dépend pas de sa visibilité ou de sa "publiabilité." Je dois toujours corriger mon cap et me réorienter sur le long terme. Fixer des objectifs sur plusieurs années et chaque jour faire les petits pas nécessaires. La productivité n’est qu’un moyen, pas un but.

Credit photo: Design Inspiration

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IN-TEN-TIO-NNEL !

intention

On entend beaucoup ce mot en ce moment. Mais qu’est-ce que ça veut dire « être intentionnel » ? Et surtout, comment ça se manifeste ? Quel intérêt ? Dans cet article, je vais essayer d’articuler quelques réflexions théoriques, pratiques et théologiques autour de l’intentionnalité.

Définition

Être intentionnel, c’est mettre l’accent sur l’intention dans ce que nous faisons. Dès lors, nos actions ou nos paroles sont motivées par une intention ; ce n’est plus le fruit d’un réflexe ou d’une réaction, mais bien le résultat d’une volonté. Ça peut paraître surprenant de mettre autant l’accent sur l’aspect volitif, mais pas tellement quand on considère nos comportements, quelque soit le domaine.

Le temps

On n’a pas le temps. On n’a plus le temps. Dans tous les cas, on court après le temps, qui manque. La vérité, c’est que le temps ne manque pas, nos journées sont aussi longues – ou courtes – qu’il y a dix ans ou cent ans. J’entends et je dis souvent que je n’ai pas le temps, en essayant de faire toujours plus avec des journées qui font toujours vingt-quatre heures. Quel rapport avec le fait d’être intentionnel ? Ne pas avoir le temps équivaut souvent à ne pas le prendre. Alors plus que de prendre du temps, il faut prévoir de prendre du temps. Être intentionnel dans sa gestion du temps ce n’est pas que vouloir le gérer mais mettre en place des mesures concrètes pour le gérer.

Les relations

Dans un récent article sur les relations amoureuses, le point numéro un était celui de l’intentionnalité. Être intentionnel dans une relation, c’est être clair sur ce que l’on veut, ce que l’on ressent et ce que l’on communique. Dans l’article, l’auteur donne quelques exemples concrets. Dans quoi je m’engage ? Mes intentions sont-elles claires ? Est-ce que je sais ce que je veux ? Est-ce que l’autre connaît la nature de mes sentiments ? sont autant de questions qui peuvent nous aider à être intentionnel dans nos relations.

L’évangélisation

Dans les quatre points à travailler pour développer l’évangélisation, J.D. Greear a placé l’intentionnalité en premier. C’est un caractère crucial de l’évangélisation. Pour lui, l’évangélisation n’arrive pas par hasard, c’est une habitude qu’il faut cultiver. Être intentionnel par rapport à l’évangélisation, c’est mettre en œuvre une approche consciente. On va mettre en place des moyens pour parler aux gens, un peu comme dans cet article de Tim Chester sur six moyens d’être missionel.

En ligne

La première question que l’on peut se poser rejoint la question du temps. Combien de temps est-ce que je passe en ligne ? Et surtout, comment j’occupe ce temps en ligne ? Beaucoup reconnaissent passer trop de temps sur Internet, c’est bien, mais être intentionnel serait d’identifier le temps inutile et y remédier. Quel temps je passe sur Facebook ? Et si j’en passe trop, je pourrais utiliser un add-on comme Leechblock (ou Nanny pour Chrome) par exemple. Si je suis distrait par la possibilité d’aller sur l’Internet, je le bloque avec Freedom. Des fois je regrette d’avoir perdu du temps sur des sites inutiles, alors que j’aurais pu lire un article ou avancer un des dix milles livres qui m’attendent. Notre comportement aussi trahit notre intentionnalité – ou pas. J’en ai parlé dans mon article précédent, être intentionnel passe aussi par ce que nous partageons – ou pas. La bêtise que je partage aujourd’hui sera au même niveau que le verset que je partagerai demain.

Faire le bilan

Faire des bilans m’aide à questionner mon comportement et mes usages. Souvent, c’est en me posant des questions et en confrontant mes pratiques à celles de mes frères que j’arrive à voir quand je m’écarte de mes objectifs. Ne pas être intentionnel, c’est courir le risque de me laisser conduire par mes envies, mes pensées et mes motivations. Être intentionnel au contraire, c’est penser mon comportement à la lumière de la Bible. Même les bilans procèdent d’une démarche intentionnelle. Je sais que de moi-même, les bilans ne sont pas naturels. J’ai plutôt tendance à me laisser vivre et à pas bouger tant que ça marche. Par exemple pour faire un bilan du temps que je passe devant mon ordinateur, j’ai récemment installé Rescue Time, un logiciel qui me permet de le faire.

Les limites de l’intentionnalité

Être intentionnel c’est bien, s’en remettre totalement à Dieu, c’est mieux. Même avec une intentionnalité aigüe, nous avons des limites. Reconnaissons avant tout que nous dépendons de Dieu, en toutes choses. C’est bien d’être intentionnel, mais il ne faudrait pas que cela nous fasse oublier ni nos limites, ni Dieu qui n’en a pas. Même avec les meilleures intentions, il arrivera que nous fassions mal et c’est là où il ne faut pas oublier la grâce de Dieu. Un autre danger serait aussi de penser que nous pouvons tout gérer, qu’il nous suffit d’un minimum d’organisation et de volonté. Si être intentionnel peut être une bonne chose, que cela ne nous éloigne pas de l’obéissance à Dieu.

Tout Pour Sa Gloire

Ce que je fais, quelque soit le domaine, honore t-il Dieu ? Est-ce que j’ai besoin de faire ça ? Pourquoi je le fais ? En me posant régulièrement ces questions, j’essaie de discerner ce qui m’est utile de ce qui ne l’est pas ; ce qui honore Dieu de ce qui le déshonore.

On connaît bien le verset : « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. » (1 Co 10.31). L’enjeu est de taille. Tout ce qu’on fait doit concourir à glorifier Dieu. Ce verset permet de replacer pas mal de choses en perspective. La question de l’intentionnalité doit être motivée par cette envie de tout faire pour la gloire de Dieu. Au fond, être intentionnel pour nous chrétiens, c’est d’abord rechercher activement la gloire de Dieu.

Et toi, dans quel domaine dois-tu être plus intentionnel ?

Je partage donc je suis ?

Le problème avec les citations sur Internet, c’est qu’il est difficile de déterminer si elles sont authentiques ou non.

— Abraham Lincoln

Nous partageons ou publions des informations, pas tant parce qu’elles nous paraissent légitimes, mais parce qu’on nous incite à le faire. Quelques fois, nous publions ou relayons des infos parce qu’elles nous paraissent utiles et/ou importantes. Parfois, nous les partageons parce qu’elles revêtent un caractère d’urgence. Mais rarement nous les vérifions.

Depuis une semaine circule sur Facebook une photo montrant la pendaison d’un homme, la légende expliquant qu’il s’agit de l’exécution du pasteur Youcef Nadarkhani. Youcef est un pasteur qui a été enfermé pour sa foi chrétienne et qui, après des mois de détention, avait fini par être libéré en septembre 2012. L’année dernière, nous avions prié pour lui et sa famille et nous avions suivi avec intérêt les rebondissements de cette triste affaire. Cette photo m’a donc interpellé. Cet homme libéré il y a quelques mois venait-il de mourir ?

Je suis assez sceptique en général, particulièrement en ce qui concerne ce que les gens publient ou relaient sur Internet, notamment sur Facebook. Dans ce cas, plusieurs choses me troublaient. D’abord l’information est apparue sur Facebook avant que les institutions et les médias chrétiens, d’habitude impliqués, en parlent. Ensuite, l’homme sur la photo ne ressemble pas à Youcef, dont la photo a été largement diffusée. Donc j’ai vérifié. En fait j’ai fait ce que tout le monde devrait faire avant de relayer ou de publier une info. En fin de compte, l’information s’est révélée être un hoax, un canular. Ce n’est pas la première fois que des rumeurs annonçant la mort de Youcef apparaissent. La dernière fois aussi, l’info était accompagnée d’une photographie que l’on avait associée avec l’exécution présumée de Youcef. Cette fois, je suis d’abord tombé sur un article du Christian Post qui dément cette rumeur, puis sur un communiqué du site ACLJ, source habituelle des infos concernant Youcef.

Vérifier nos sources

Pas besoin d’être un expert pour débusquer les canulars. Une simple recherche sur google suffit. La source de l’information est aussi un bon indice. L’information est-elle relayée par un organe médiatique digne de confiance ? Présente-t elle une explication simpliste à un problème complexe ? sont les premières questions que l’on peut se poser. Après, même les journaux ne sont pas à l’abri d’avoir relayé une info sans l’avoir vérifiée – les exemples ne manquent pas – surtout ces derniers temps où la course est à celui qui "informera" le premier. Quand même, croiser les sources et faire valider l’info par une source d’autorité est un bon réflexe. Aussi, signalons  Hoaxbuster (chasseurs de canulars) qui est un bon moyen de filtrer les infos, surtout si elles circulent sur les réseaux sociaux.

Le canular, vieux comme le mensonge

Le canular n’est pas apparu avec Facebook, ni avec les emails, ni avec l’Internet. Mais compte tenu du développement de ces outils et de leurs usages, on comprend aisément que les canulars aient trouvé là un terrain propice à leur développement. Le canular informatique est apparu en même temps que la possibilité de communiquer de manière informatique et s’est développé proportionnellement au développement des outils de communication. D’abord avec les emails, ensuite avec Facebook ou Twitter. Pascal Froissart, chercheur à Paris VIII étudie la rumeur depuis des années. Il y a déjà plus de dix ans, il avait écrit un article sur les "images rumorales", à lire pour aller plus loin.

Du discernement

Aujourd’hui, c’est une photo d’une femme récemment disparue qui est apparue sur le fil d’actualités d’un ami, alors que je commençais à rédiger cet article. Un clic sur la photo dévoile les informations et un lien vers Le Dauphiné, un journal de l’Est de la France. L’information, cette fois, est – malheureusement – vraie. Le discernement permet de trancher, de séparer. Dans les informations que nous publions, le discernement intervient à plusieurs niveaux : Premièrement, l’information est-elle avérée ? Deuxièmement, l’information vaut-elle que je la partage ? En somme, est-ce que l’information est vraie et est-ce que cela vaut la peine que je la partage ? On peut même se demander si l’information va édifier ceux à qui je la partage.

Avec la fonction partage, que ce soit sur Facebook ou sur les Tumblr, l’information se relaye en un clic. Une espèce de ricochet qui permet à l’information d’être relayée en un temps record, de manière exponentielle. Ce qui permet à des dispositifs comme "Alerte Enlèvement" d’élargir son champ d’action et son efficacité. Le discernement doit alors être une étape entre la lecture de l’information et le partage, agissant comme un filtre. Je pense que la plupart des infos que nous relayons ou partageons ne vaut pas la peine d’être partagée, soit parce qu’elles sont fausses, soit parce qu’elles n’édifient pas – souvent le contraire. Le discernement doit nous permettre de séparer l’info qui va s’arrêter devant nous de celle que je vais relancer, comme par ricochet.

De la vérité

Tim Challies, dans son livre The Next Story, explique que nous sommes passés d’un paradigme de la vérité garantie par l’expertise de ceux qui rédigeait les sources de la connaissance – dictionnaires, encyclopédies – à un nouveau paradigme où la vérité est établie par consensus. Maintenant, l’info n’est pas vraie parce que celui qui parle a une légitimité, mais parce que plusieurs s’accordent sur une même chose. On est passé d’une vérité établie par un tiers, expert, à une vérité établie par la masse, de manière presque démocratique. Attention, je ne dis pas que le modèle wiki n’est pas bon, mais juste que nous pouvons – devrions ? – remettre en question ce qui fonde ce que nous tenons pour vrai. J’irais plus loin, aujourd’hui, une info est vraie – inconsciemment – parce qu’elle est largement partagée. On relaie parce que les autres relaient, sans qu’on ait pris le temps de vérifier l’info, comme par réflexe.

Pour nous, c’est Dieu La source de La vérité. Et nous ne devrions pas sous-estimer notre responsabilité dans ce que nous disons ou partageons sur le net. Ce que nous partageons nous engage, au même titre qu’IRL. Il est normal qu’on attende de nous, en tant que chrétien, que ce que nous disions ne soit pas faux, parce que ce que nous disons doit refléter la vérité de Dieu. Je reprends ce que dit Challies : "La vérité n’est pas ce qui est pertinent ou ce qui est populaire, mais ce que Dieu pense" (The next story, p. 174).

Je pense que nous prenons rarement le temps de questionner nos usages et nos comportements en ligne. Cette question du partage ou de la publication d’informations n’est qu’une partie de ce qui caractérise la manière dont nous nous comportons et le rôle que nous avons dans les réseaux, plus spécifiquement dans les réseaux sociaux. Comme pour tout le reste de notre vie, passons notre activité sur l’Internet au crible de la Parole, source de la vérité et norme pour notre vie chrétienne. La Bible a beaucoup à dire sur notre manière de vivre, même en ce qui concerne nos usages des technologies. Prenons le temps de nous poser les bonnes questions et d’essayer de révéler les principes qui régissent nos comportements, qui souvent se conforment à une manière de faire, sans que nous nous posions trop de questions. Prenons ce qui est bon, rejetons ce qui est mauvais !

PS : Citez vos sources ;)

Pour aller plus loin :

  • [FR] On peut retrouver quelques bons conseils dans "Les dix commandements du blogueur chrétien"
  • [ENG] Concernant une réflexion sur nos usages de la technologie, je vous conseille vivement le livre de Tim Challies, The Next Story, cité dans l’article (dispo sur Amazon US et FR). Une recension sur ce blog est prévue pour bientôt.
  • [ENG] Je vous conseille aussi le blog de Challies, source de réflexions pratiques, théoriques et théologiques sur les nouvelles technologies. En particulier ce récent article qui explique comment faire un check-up de notre activité sur Facebook. [FR] Article repris en français ici.

MA : Marie pour la relecture et les liens.

5 raisons de commencer un blog

Si tu es chrétien, il y a de bonnes raisons de commencer un blog. Ma première liste brouillon contenait plus d’une vingtaine d’arguments. J’ai ensuite réduit cette première liste aux 5 raisons principales. Voici donc 5 raisons de commencer un blog.

1. Pour améliorer son expression écrite.
Écrire régulièrement est une excellente discipline. En s’obligeant à écrire régulièrement (a toi de voir ce qui est réaliste) notre français progresse rapidement. Et puis, s’imposer une discipline régulière est une bonne discipline! Cerise sur le gâteau: plus on écrit régulièrement, plus on a de visiteurs sur le blog et plus un a de visiteurs, plus on obtient un retour sur ce qu’on écrit.

2.  Apporter une voix centrée sur Jésus et ce que Dieu dit dans la Bible.
C’est incroyable combien la blogosphère évangélique est petite (et pauvre). Nous sommes peu nombreux, alors il y a certainement une place pour toi. Selon tes goûts, ton style et tes intérêts décide de tes sujets principaux et lance-toi.
Si tu écris régulièrement tu deviendras un peu "l’expert" dans ton domaine. Tu établiras vite une niche. Si tu fais le tour des blogs et sites évangéliques, tu seras surpris de voir qu’il y a peu de chrétiens "normaux" qui écrivent régulièrement. Les sujets abordés sont souvent l’Apocalypse et les prophéties de la fin des temps, le Sionisme et la prospérité. Pourquoi ne pas proposer une alternative biblique, classique, et historique? En somme, en toute humilité, chercher à tenir le cap du christianisme biblique.

3. Un blog est un format inédit pour collaborer et discuter.
Depuis près de deux ans, je blogue avec Myriam. On a des styles différents, mais la complémentarité est utile au blog. De plus, c’est très encourageant de travailler en équipe. On peut écrire un article et en click demander à l’autre de nous relire. WordPress permet même de demander l’avis d’un non-initié au blogue (qui serait expert du domaine traité dans l’article, par exemple).
De plus, un blog permet de réunir des personnes du monde entier autour d’un intérêt commun. La communication est globale, immédiate et facile.
NOTE: A mon humble avis, WordPress est la solution incontournable pour créer un blog qui est beau, bien référencé et facile à utiliser.

4. Le monde entier est ton public
C’est peut-être l’aspect le plus incroyable de l’Internet. Les moteurs de recherche nous envoient un public mondial qui recherche des informations ou des réponses à des questions.  Chaque jour Google met mon site en haut de certains résultats de recherche. Que ce soit une question d’actualité (genre "Perspective chrétienne sur…") ou une question éthique (eg: "Dieu et avortement"). C’est quelque chose que les médias chrétiens n’ont pas encore compris. Même les catholiques sont très mal référencés sur internet. Le bloggeur chrétien a donc un avantage énorme.

5. Ça apprend la patience.
J’ai peut-être donné l’impression jusqu’à maintenant que c’est facile de blogguer. C’est vrai que la mise en place est très rapide. Mais il faut aussi être perséverant. Cela fait trois ans que je tiens un blog de manière "sérieuse". Parfois j’ai envie d’arrêter. Parfois j’ai la conviction que je dois continuer. Si ce n’est que pour ce que ça m’apporte personnellement.

Et toi? Vois-tu d’autres raisons de commencer un blog?

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C’est un privilège d’étudier la Bible cette année. Hier, j’ai été encouragé par cette remarque de Berkhof sur ce magnifique verset de l’épître au Romains:

«Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité,
il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous!»
(Romains 8.34)

C’est une pensée réconfortante que le Christ prie pour nous, même quand nous sommes négligents dans notre vie de prière; qu’il présente au Père les besoins spirituels auxquels nous ne pensons pas et que souvent nous négligeons d’inclure dans nos prières; et qu’il prie pour notre protection contre les dangers dont nous ne sommes même pas conscients, et contre les ennemis qui nous menacent, même si nous ne le remarquons pas. Il prie pour que notre foi ne défaille pas et que nous ayons la victoire finale.
- Berkhof, Systematic Theology, p. 403, cité par Grudem, Théologie systématique, p. 693