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Comment un professeur d’anglais lesbienne non-croyante est devenue l’épouse d’un pasteur évangélique

[ENG] Excellent interview de Rosaria Butterfield. L’entretien est dirigé par Marvin Olasky, le rédacteur en chef de WORLD magazine. Ce témoignage d’une professeur d’anglais non-croyante et lesbienne est réfléchi, stimulant et vraiment encourageant.

Avis aux amateurs pour sous-titrer cette vidéo? Utilisez Amara.

Vous pouvez aussi trouver sur Amazon livre qui est cité tout au long de l’entretien: The Secret Thoughts of an Unlikely Convert (extrait gratuit ici). A noter aussi (toujours pour les anglophones), l’article de fond de Carl Trueman sur le livre.

MA: JT

TEMOIGNAGE Comment j’ai été conduite de l’incroyance à la foi

J’ai mis du temps à me décider d’écrire cet article. Je n’ai pas envie de tomber dans le style « journal intime » avec le blog ! Je profite de mon "anniversaire de conversion" pour le faire. J’espère juste que ces quelques lignes pourront rendre gloire à Dieu, à la façon dont Il est intervenu dans ma vie.

J’aime bien parler d’une  série de rencontres. Des rencontres littéraires d’abord, puis des rencontres réelles et enfin, l’ultime rencontre, avec le Christ. Je m’explique : Dieu a fait preuve d’une très grande délicatesse envers moi (je ne m’en rends compte qu’avec le recul). Il m’a d’abord rejoint dans mes préoccupations de l’époque : les lettres. Ca a vraiment commencé avec un sermon sur la mort du prédicateur Bossuet (pour autant que je m’en souvienne). J’ai été travaillée par les rappels de la vanité de notre existence, c’était très proche de ce que l’on trouve dans l’Ecclésiaste. Puis tout s’est enchaîné. Je ne vais pas transformer ce témoignage en cours de français mais il faut quand même que je dise un mot de Pascal ! Quand j’ai découvert sa vision de la nature misérable de l’homme, j’y ai totalement adhéré. Mais pour lui cette nature pitoyable était le fruit du péché originel. Là-dessus, j’étais beaucoup plus sceptique. Je passe sur les autres rencontres fictives…

Ensuite, je l’ai dit, il y a eu des rencontre réelles. Là encore, Dieu était présent, mais je n’en avais pas conscience. C’est fou comme des choix apparemment tout bêtes peuvent avoir des répercussions dans notre vie. Si je n’avais pas décidé de ne pas déjeuner à la cafétéria du lycée peut-être que je ne serais pas en train d’écrire en ce moment ! En effet, une autre lycéenne prenait aussi un repas de chez elle et je la voyais souvent dans les couloirs. Je lui ai demandé si on pouvait se retrouver le midi. Et rien que ça, ce n’est pas rien (ce n’est pas mon genre d’aller voir une fille que je connais à peine pour passer du temps avec elle) ! Rappelez-vous : moi, j’aimais bien la compagnie de mes bouquins ! Cette amie (c’est devenu une amie) était chrétienne mais nous n’avons pas parlé de la foi dans les premiers temps. D’ailleurs, ça m’aurait peut-être irrité. Encore une fois, Dieu s’y est bien pris (c’est un peu familier comme façon de dire les choses, mais vous voyez l’idée, Dieu est parfait dans ses œuvres), nous avions beaucoup de points communs, ce n’était pas difficile de se lier. Un exemple, j’aimais les activités manuelles, ça a été facile pour moi de me rendre pour la première fois à l’église pour un atelier bougies. Il n’y a avait pas de prédication, juste un atelier bougies, mais ça m’a permis de voir qu’une église, ce n’était pas forcément comme je l’imaginais.

Sinon, au fur et à mesure de nos déjeuners, nous avons plus parlé de la foi (je crois que le cours de philo était un pont, nous avions le même prof). Elle lisait une Bible et les auteurs que j’étudiais (les fameuses rencontres fictives de plus haut) citaient abondamment la Bible. Je commençais donc à être frustrée et limitée de ne pas connaître la Bible. Elle m’en a offert une. Je m’entends encore dire à l’intérieur de moi-même : « bon ce truc, c’est bon pour les références culturelles et pour mieux comprendre la pensée philosophique de certains auteurs mais Parole de Dieu, il ne faut pas pousser le bouchon trop loin !». Puis, et là je ne sais plus vraiment comment ça s’est passé, petit à petit, j’ai commencé à me dire que ce petit bouquin, il avait peut-être plus de valeur que je ne le pensais.

Pascal parle de la misère de l’homme, mais aussi de sa grandeur.  L’homme est grand quand justement il a conscience de sa petitesse, de sa faiblesse. Et ça, ça résonnait en moi avec une parole de Jésus que je lisais et relisais : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »  En gros, si je comprenais bien, peut-être que je n’étais pas cantonnée toute ma vie à me dire que le monde était juste un truc rempli d’hommes ennuyés, incapables de tout Bien. Jésus innocent de tout péché avait été condamné à ma place pour que dans mon union avec lui je sois juste aux yeux de Dieu. Jésus était venu chercher tout ce qui était perdu. Ca me parlait…

Un soir, j’ai choisi d’accueillir ce don de Dieu en son Fils (je n’avais  jamais été foncièrement contre l’idée qu’il pourrait y avoir un Dieu Créateur, je n’étais pas ennuyée par le surnaturel depuis très jeune). Je me suis adressée à ce Jésus qui disait être venu pour les pécheurs puisque je me reconnaissais dans ce groupe. En fait, quand je parle de péché, j’entends surtout par-là une profonde conscience que ma nature était mauvaise, que j’étais dépravée par essence. Je ne pensais pas trop à des actes en particulier, je trouvais même que j’étais du genre fille sage.

Bref, avec le recul, je me rends compte qu’à ce moment-là j’avais surtout trouvé une réponse satisfaisante et cohérente à mes questions sur le sens de la vie. Je n’avais rien lu de plus pertinent que la Bible sur l’homme. Je m’étais repentie et c’était clair pour moi que c’était ce que j’avais à faire après avoir eu connaissance de l’Evangile. Mais j’avais aussi surtout adhéré à un système intellectuel qui répondait bien à mes questions (encore une fois, c’est avec le recul que je m’en rends compte).

Ce n’est qu’au bout des premières semaines qu’une relation s’est créée avec Dieu. En effet, avant je ne connaissais pas vraiment Dieu. J’avais été touchée par l’oeuvre de Christ mais je ne saisissais pas combien cela nous rapprochait du Créateur. Puis, j’ai commencé à mieux mesurer ce que cela voulait dire que Christ, c’était Dieu lui-même qui avait pris chair pour nous réconcilier avec lui. En lisant l’Ancien Testament, je comprenait mieux comment depuis toujours Il voulait cette alliance avec nous. J’ai passé du temps à observer Jésus (je veux dire ici lire les Evangiles comme si j’étais une observatrice des scènes). Et j’étais de plus en plus fascinée par le Christ, par l’homme radical que je découvrais. J’ai commencé à mieux me représenter qui était Dieu. Et plus je voyais qui était ce Dieu, plus je trouvais ça fou qu’Il veuille nouer une alliance avec nous, avec moi ! Et puis je suis allée de découvertes en découvertes, je vais encore de découvertes en découvertes d’ailleurs !

Je crois que ma prière est aussi révélatrice du chemin parcouru avec Dieu. Dans les premiers jours après ma conversion, j’avais beaucoup de mal à prier. Bien sûr j’étais reconnaissante, je disais merci à Dieu mais ensuite j’étais vite en manque de conversation (encore une fois c’est familier mais je trouve l’image parlante). J’avais tout ce qu’il me fallait. Je ne savais pas quoi demander ! C’est au fur et à mesure des jours que j’ai compris que la plus belle et la meilleure chose dont j’avais besoin et que je devais demander à Dieu, c’était de l’amour pour lui. Et croyez-moi, si vous demandez cela à Dieu, il vous le donne toujours. Dieu donne et fortifie la foi de ceux qui le lui demandent.

Souvent la question traditionnelle que l’on pose à ceux qui témoignent est : « Qu’est-ce qui a changé dans ta vie ? ». Je vais donc m’adonner à ce poncif ! En ce qui concerne mes activités, je crois que c’est toujours la même chose (je me lève le matin, je vais en cours, je mange, je travaille le soir, je lis, je vois des amis, je visite des expos… enfin la vie quoi). Mais je sais maintenant que toutes ces petites choses n’ont pas leur fin en elles. Je suis appelée à les réaliser d’une façon qui glorifie le Seigneur. Ensuite, dans les moments où ça ne va pas, je me rappelle que l’issue de chaque combat est certaine, c’est celle du Christ vainqueur de la mort en nous.

Surtout, je pense que l’accueil de Jésus dans mon existence m’a dépréoccupée de moi-même. J’avais un petit plan de vie très précis, je savais ce que je voulais et je n’aurais jamais accepté de ne pas le réaliser. Maintenant, je sais que j’ai été faite pour Dieu et que je n’ai pas à courir après quoique ce soit pour plus de bonheur (le bonheur, n’est-ce pas toujours le but de nos plans ?). J’ai vécu plein de belles choses dans ma vie avant de m’approcher de Dieu mais je peux vraiment dire que la vraie joie, celle qui dure, celle qui ne passe pas, c’est de donner la main à Jésus (même si la joie n’épargne pas la souffrance).

Je voudrais vraiment insister sur la présence de Dieu, sur la façon dont Il m’a cherché le premier. Je n’étais pas du tout déterminée par un quelconque contexte, familial ou autre, à me donner à Jésus.

PS/ Il y a plein d’autres penseurs qui m’ont aidée dans ma recherche de vérité et surtout plein d’autres personnes que celle citée… Mais je vous l’ai dit, je ne vais pas écrire un journal intime !

•3 leçons de la conférence Lausanne III au Cape

Plusieurs de mes amis ont eu l’occasion de participer à la conférence internationale à Cape Town. L’un d’entre eux, Saotra Rajaobelina nous raconte trois choses qui l’ont marqué. On y retrouve la solution pour l’Eglise occidentale, une encouragement à la générosité et on apprend quelle est la plus grande injustice dans le monde:

Émouvant : au congrès, j’ai passé beaucoup de temps avec un délégué d’un pays d’Afrique. La première chose que j’ai remarqué chez lui est sa maigreur. J’ai appris par une autre personne qu’il se privait parfois de nourriture au profit de ses enfants. Je me suis fait la réflexion que nos églises investissent pas mal d’argent pour leur confort personnel en pensant très peu aux frères et soeurs dans le monde dont le ventre crient famine. Que Dieu nous pardonne et nous permette d’imiter ce mouvement étudiant du Bangladesh : bien qu’extrêmement pauvres et persécutés ils ont envoyés 5000 dollars US à leurs frères et soeurs en Haïti suite au tremblement de terre.

Remuant : Rencontrer des frères et soeurs de Jos au Nigéria est particulier. Dans cette ville des centaines de chrétiens se sont fait massacrés par des extrémistes musulmans ces dernières années. Un responsable d’église a donné son témoignage : sa femme a été torturé, son ami proche brûlé vif, d’autres amis massacrés. Cependant il a terminé son récit en affirmant avec hardiesse qu’il était prêt à mourir pour la cause de l’évangile…Ce qui était déroutant c’est que beaucoup d’autres délégués tenait le même discours : du Nigéria à la Tunisie, de la Corée du Nord à l’Érythrée nos frères et soeurs sont prêts à être torturés, voir leur famille souffrir, offrir leurs vies pour que l’évangile progresse.

La plus grande injustice qui soit : 27 % de la population mondiale n’a encore aucun accès à l’évangile. Des dizaines de milliers de personnes sont mortes aujourd’hui sans avoir jamais su que Jésus existait. Or, seul 2 % des ressources missionnaires mondiales sont consacrées à ces peuples. C’est la plus grande injustice qui existe sur cette terre et dont nous sommes responsables. Chaque pays a été exhorté à prendre au sérieux le défi de ces peuples n’ayant aucun accès à l’évangile, y compris la France… Jossy Chacko fondateur d’empart, un mouvement d’implantation d’églises dans le nord de l’Inde prétend : « tant d’églises en Occident sont en train de mourir. Elles sont devenues nombrilistes. Mais quand elles se tournent vers l’extérieur et redécouvrent la mission envers les peuples non-atteints, elles sont revitalisées et redynamisées¹ ». C’est bon à savoir!

1 Jossy Chacko dans Inouï p 205 voir aussi le site www.empart.ch

Lectures de Greg- Voyage au coeur de la Scientologie – Le témoignage d’un ex-disciple

Auteur : Alain Stoffen
Editeur : Editions Privé
Parution : 14/05/2009
Nombre de pages : 281
Langue : Français
ISBN-10: 2350760901

Présentation de l’éditeur
En quinze années passées dans l’Église de Scientologie, Alain Stoffen a vu les rouages de la machine. Endetté, enrôlé, il a pris conscience de l’emprise de la Scientologie sur ses membres. Comment cette secte fonctionne, quelle est son idéologie ? Séduire, détruire, reconstruire : pour arriver à son but la Scientologie recrute ses ouailles de façon soit. Une invitation, un contact, une " remise à niveau ", un bien-être passager. Suivent alors les cours, les thérapies, les purifications, et… les exigences financières. Alain Stoffen porte ici un regard sans concession, parfois gênant, sur une secte puissante.

Mon avis :
Je viens de dévorer ce livre. Et oui, je ne lis pas que des bouquins chrétiens, écrit par des chrétiens, au cas où certains d’entres vous se poserez la question.
Ce livre ouvre les yeux sur cette secte assez fascinante, il faut bien le reconnaître. Je savais qu’elle craignait (comme toutes les sectes) mais là, ça dépasse l’imagination…
Je plains ce pauvre homme qui s’est fait avoir, et qui a perdu plus de 15 ans de sa vie, et qui, le pauvre, gardera toute sa vie quelques séquelles… Un livre facile à lire et très bien écrit.

Pasteur Greg

Devenir Chrétien, est-ce un suicide intellectuel ? (2)

Le blog Raisons de Croire continue sa série, Chrétien au 21e siècle, un suicide intellectuel? Je vous encourage à la lecture. Cette fois Jonathan publie l’interview avec David Robertson, l’auteur d’un livre répondant à Richard Dawkins.



"Question 1 : David Robertson, diriez-vous que vous avez commis un suicide intellectuel quand vous êtes devenu chrétien ?
Pas du tout. En fait ce serait plutôt le contraire. Comme Anthony Flew1, je cherche à aller là où mènent les preuves. Elles m’ont mené à Christ. La vision chrétienne du monde est, selon moi, la seule qui donne du sens au monde, de manière réelle et intellectuellement satisfaisante.
Question 2 : Quelles questions vous ont particulièrement touché dans votre cheminement ? Comment en êtes-vous venu à accepter Jésus-Christ comme votre Sauveur personnel ? Y a-t-il eu des arguments qui ont joué un rôle particulier dans votre conversion ? 
Lire la réponse ici

Comment j’ai rencontré Jésus (témoignage en 59 secondes)

Dimanche passé, on avait demandé à chacun de l’église de Feignies de préparer une version courte de leur témoignage. En 59 secondes, leur petite histoire devait contenir 3 étapes:
  • Ma vie avant Jésus
  • Comment j’ai rencontré Jésus
  • Qu’est qui à changé (ou qui change encore) depuis que je l’ai rencontré

Je me suis prêté au jeu. Voici donc mon histoire. Je vous invite à y ajouter la votre. Sinon mettez la quand même par papier pour une prochaine fois!

Mon témoignage en 59 secondes (Stéphane Kapi)
C’est très original, je sais, mais j’ai grandi dans une famille Chrétienne. Cela veut dire que très jeune, je savais que Dieu existait et qu’il avait envoyé Jésus « mourir pour nos péchés ». Mais c’est seulement à 17 ans, par la mort tragique d’une fille de mon âge que je me suis rendu compte que je ne vivais rien personnellement avec Jésus. Rien donc ne me distinguait d’un non-croyant. J’ai alors confié à Jésus toute ma vie en avouant ma rébellion de vouloir vivre sans lui. Il m’a pardonné et jour après jour, je suis plus proche de Jésus, le Dieu-homme qui m’a sauvé.
Je suis encore pécheur (c’est un constat quotidien de mon besoin de pardon), mais je suis conscient du Saint Esprit qui travaille en moi. J’ai soif de connaître Dieu, de lui être fidèle et de le faire connaître. Bien que mes sentiments fluctuent et que je dois lutter tout les jours contre mon  « moi » qui ne veut pas donner la première place à Dieu, je peux dire que j’aime Jésus, mon Sauveur, mon Roi et mon Dieu.

Souvenons-nous de notre histoire, l’horreur du passé a un sens.

Mes parents fètent aujourd’hui leurs 24 ans de mariage. Je compte écrire quelques mots à ce sujet demain. Je n’ai pas eu le temps aujourd’hui. Ce soir j’ai encore passé deux heures avec mon grand-père de 80 ans. Papy et moi avons le projet d’enregistrer sa vie pour le transmettre à ses petits-enfants. Chaque entretien est enregistré en vidéo, mais ce sont surtout les histoires qui m’importent.
Aujourd’hui Papy ma raconté son premier voyage de l’autre côté du rideau de fer. C’était en 1959, mais les cicatrices de la guerre était encore très visibles. Des milliers (millions?) de réfugiés se trouvait partout en Europe. Papy a visité un cimetière où l’on avait enterré des réfugiés russes qui s’étaient suicidés plutôt que d’être contraint à retourner en Russie.
Lors d’un séjour parmi les camps de réfugiés en Grèce, il rencontra une femme russe qui élevait ses 5 enfants sans son mari, qui était emprisonné durant 15 ans en Sibérie. J’en ai pleuré et j’en tremble à l’idée.  Que la vie est fragile. Un rien peut tout basculer.

Nous vivons par un récession. Les temps sont difficiles, mais souvenons-nous de nos parents et de ce qu’ils ont vécus. Notre vie est tellement comfortable et nous en sommes si peu reconnaissants. Je n’ai pas peur de la crise, Dieu est aux contrôles. Je prie que cette crise mondial soit un rappel à ma génération que la vie est instable, courte et éphémère et que rien n’est plus important que découvrir le sens de notre vie.