Archives de Tag: Catholiques

Le meilleur de trois profils de papes?

Christian Willi:

«…le théologien évangélique Henri Blocher, longtemps engagé dans le dialogue catholico-évangélique, craignait deux autres profils: un pape libéral et un pape démagogue. Le premier profil était peu probable. En effet, les cardinaux électeurs ont été nommés par Jean-Paul II et Benoît XVI, deux papes plutôt conservateurs.
L’élection d’un jésuite, connu pour un train de vie modeste et pour avoir été proche des pauvres, devrait également écarter le risque d’un pape désireux davantage de plaire aux médias que de défendre des positions fidèles aux Saintes Ecritures. Jorge Mario Bergoglio n’a semble-t-il jamais été tenté par la popularité médiatique. On lui connaît une seule interview accordée aux médias.»

[Lire l'article complet…]

Toutes choses sont à moi (ou Pourquoi je suis catholique)

« Je crois à l’Eglise, une, sainte, catholique, c’est-à-dire universelle – et apostolique. J’aime me définir aujourd’hui comme une « catholique de tradition réformée » parce que, dans sa constitution de foi, mon Église se dit « catholique », toujours dans le sens d’universel. »

Ces mots de Sœur Minke*, j’aimerais les mettre en résonance avec ceux du pasteur Walter Rauschenbush** :

 « Je suis baptiste ; mais je suis plus que baptiste. Toutes choses sont à moi, soit François d’Assise, soit Luther, soit Calvin, soit Knox, soit Wesley ; toutes choses sont à moi parce que je suis à Christ. Le vieil Adam est un strict dénominationaliste, un sectaire ; le nouvel Adam est surtout un chrétien. »

Pourquoi ces passages me rejoignent ? Parce que je suis attristée par les cloisons qui se sont érigées entre les Chrétiens.

Je n’ai pas la prétention de ne jamais tomber dans le « dénominationalisme »  dont parle Rauschenbush.  Je dirais plutôt que j’ai eu la grâce de rencontrer sur mon chemin des personnes de tas de sensibilités différentes qui partageaient mon attachement au Christ. C’était assez vite après ma conversion. Je n’étais pas vraiment ancrée quelque part. Ça m’a donc évité (imparfaitement) de faire dans le domaine de la foi ce qui serait l’équivalent de l’ethnocentrisme dans le champ de la culture. C’est à dire de prendre mon groupe pour le centre de toutes choses et de tout mesurer et évaluer par rapport à lui.

Cependant, l’enracinement dans une Église locale est un enseignement important du Nouveau Testament. Sans jamais étouffer ce désir d’universel, on ne peut pas simplement naviguer indéfiniment entre les différentes tendances (ça m’arrive de le rêver)! Ce sera l’objet d’un prochain article.

* Dans un très beau livre d’Entretiens sur la façon dont les aspirations protestantes peuvent s’inscrire dans les engagements monastiques des traditions catholique et orthodoxe.

** On peut lire Pourquoi je suis baptiste ? gratuitement. Je le conseille vivement à tous ceux qui se demandent qui sont les baptistes (ou encore à ceux qui le sont parce que leur père l’est !).

INTERVIEW Daniel Pialat sur la musique chrétienne

J’aime les entretiens de pasteurs, théologiens ou artistes. On découvre beaucoup sur la personne, sa culture, son intelligence et ses passions.

Le musicien Daniel Pialat était interviewé par le site Dieu et Moi. Voici quelques extraits de sa réflexion sur la musique chrétienne et la culture artistique de nos églises évangéliques.

Extrait:

Daniel, est-ce qu’il y a une musique chrétienne ?
Je ne pense pas qu’on puisse parler d’une musique spécifiquement chrétienne. J’aime la musique, j’aime ce moyen de m’exprimer, j’y suis sensible. Par ailleurs, j’ai envie de partager certaines choses en tant que chrétien. Pour cela, j’utilise la musique. Elle est liée à tout ce que je suis.

[…]

Au regard de ce qui se fait en général en matière de musique de louange, n’y a-t-il pas un risque parfois qu’on s’enferme dans un ghetto évangélique ?
Complètement. C’est un gros problème. Je tourne beaucoup dans les Églises. Souvent, je me rends compte que notre langage n’est pas approprié à l’accueil des personnes qui n’y ont jamais mis les pieds. L’Église catholique a déjà connu ce problème de forme et cherche maintenant à en sortir. De manière générale, malheureusement, beaucoup de communautés restent centrées sur elles-mêmes. Notre langage plaît aux évangéliques qui sont à l’intérieur.

Que faire ?
La meilleure façon de communiquer sa foi, c’est le témoignage individuel. L’Église a besoin de réfléchir, d’aller plus de l’avant. En tant qu’artiste, je dois réfléchir à la forme aussi. Je dois me poser des questions du genre : que vivent mes contemporains ? quelle est la musique qu’écoute mon voisin  ? quels textes ?
Et quand je compose des chants ou des chansons, je dois tenir compte de ces questions. Les textes de louange sont parfois trop simplistes : on dit « alléluia, je t’aime Jésus et amen ». Il faut aller un peu plus loin. On peut exprimer tellement de choses. Surtout, il faut s’ouvrir aux besoins de nos contemporains, et penser à la manière de leur parler de notre foi de manière simple et accessible !
Et moi, j’ai parfois l’impression d’être sur un fil entre le milieu chrétien et le milieu non chrétien.

Vous pouvez lire l’interview complet réalisé par Henrik Lindell sur Dieu et moi.

•LIVRE Que pense le pape de…

Désolé. Il n’y a pas de livre du lundi cette semaine. À cause, d’une superbe surprise d’anniversaire, j’étais particulièrement occupé ce weekend.

Je vous propose donc la critique d’Henrik Lindell du dernier livre du Pape. Benoit XVI se livre à un exercice inédit: le livre-entretien. Dans son livre La lumière du monde, il nous dit ce qu’il pense des sujets brûlants: préservatif, pédophilie, burqa, les protestants et les évangéliques et bien d’autres sujets.

Il est même question des "sectes évangéliques". Lisez toute la critique sur Dieu et moi.

Quand l’église oublie Jésus

Vous avez certainement suivie l’actualité du monde catholique. Pour la première fois, le Vatican admet ouvertement par une lettre du pape des erreurs et des dysfonctionnements. Je trouve que c’est un excellent début.

Maintenant, ce sont les évêques français qui écrivent une lettre. Celle-ci destiné à soutenir Benoît XVI.

Je vous cite la phrase qui m’a fait bondir (enfin… presque…):

"Ceux qui ont commis ces actes défigurent notre Église, blessent les communautés chrétiennes et étendent la suspicion sur tous les membres du clergé."

Vous voyez ce que je vois? Si c’était moi qui écrivais, je commencerais avec: "Ceux qui ont commis ces actes déshonorent Jésus-Christ." La mission de l’Église est de glorifier Dieu. Quand un chrétien pêche, il ne glorifie pas Jésus comme il devrait et c’est cela le principal.

Ce matin, je visitais le site de Christianisme Aujourd’hui. J’ai été surpris et heureux de voir que je ne faisais que répêter les propos de la rédaction. Leur article titrait: "Le tort fait à l’église."

PS: Si quelqu’un a lu toutes les lettres du pape et des évêques et veut me corriger, j’en serais reconnaissant.

Marie dans l’Evangile et dans l’Histoire

(Par Greg)

Auteur : Kuen Alfred
Editeur : Emmaüs
Thème : Nouveau Testament
Année : 2009
Nombre de pages : 135
ISBN : 9782828701246

Description:
Marie est une personnalité controversée. Exaltée par les uns, elle est
ignorée, voire contestée par les autres. Que pensent d’elle les évangéliques ?
Luther disait d’elle qu’elle « nous enseigne, par l’exemple de son expérience
et par ses paroles, comment on doit reconnaître, aimer et louer Dieu ».
Le premier objectif de ce livre est de nous présenter la Marie des évangiles
et de nous montrer en quoi elle peut être pour nous un modèle de foi.
Dans une deuxième partie, l’auteur suit Marie au cours des siècles :
comment le dogme marial s’est développé dans l’Eglise catholique :

•La virginité perpétuelle – Le culte de Marie – Les prières à Marie – Ses titres
•Marie figure de l’Eglise – Médiatrice – Les apparitions de la Vierge
•Les dogmes de l’Immaculée Conception et de l’Assomption de la Vierge
•Marie : Co-rédemptrice ? – La mariologie en France.
•La position des chrétiens évangéliques.

Mon avis : UN LIVRE QU’IL FAUT LIRE !
D’habitude quand un passage d’un livre est pertinent, intéressant ou très important, je mets un trait dans la marge au crayon de papier pour pouvoir le retrouver plus facilement. Problème avec ce livre, c’est que maintenant il est rempli presque entièrement de crayon de papier…
Dans une époque où il n’est pas politiquement correct de signaler les erreures des autres, Alfred Kuen a eu le courage et la bonne volonté d’écrire un livre sur un sujet de division.
Après avoir lut ce livre, vous ne pourrez plus dire, « je ne savais pas » ou « je n’imaginais pas que c’était à ce point là ».
Ce livre est très bien documenté.
Même s’il y a de quoi être triste en lisant ce livre (la 2ème partie en particulier) je recommande chaudement sa lecture pour les 2 partis qu’il comporte.
Bravo Alfred pour ce nouveau livre ! 


Acheter le livre à la CLC

Lectures de Greg – Catholicisme : Le retour des intégristes

Auteur : Tincq Henri
Nombre de pages : 59 pages
Editeur : CNRS (14 mai 2009)
Collection : DEBATS
Langue : Français
ISBN-10: 2271068673

Présentation de l’éditeur
" On les croyait vaincus, anéantis, renvoyés aux poubelles de l’histoire, ces catholiques intégristes, héritiers de cette Eglise de la Contre-Réforme, de la contre-révolution, du contre-modernisme qui, jusqu’aux années 1950, avait écrasé de son arrogance la scène politique et religieuse de l’Europe. Or, les voilà de retour. " Henri Tincq.

Mon avis :
Dans une de mes librairies favorites de Nantes ce livre a réussi à attirer mon attention à cause de l’éditeur : CNRS
Voici probablement le plus petit livre de l’année… 59 pages, divisées en 4 partis :
1. L’imposture Lefebvre (qui retrace courtement l’histoire de ce petit « schisme »)
2. Une histoire franco-française (« Que la France soit la terre bénie des intégristes ne cesse d’étonner. Pourquoi cette bizarrerie ? » Petit chapitre historique qui tente de répondre à cette question)
3. La double méprise (Les intégristes vis à vis du Pape et le Pape vis à vis des intégristes)
4. Les soldats perdus de la Tradition (l’influence de l’extrême droite)
Après avoir lut ce livre on serait bien tenté de dire « encore une particularité française ». Mais celle-ci, ont aurait pu s’en passer, bien que…
Au moins le compromis est beaucoup plus difficile.
Petit livre intéressant.

Pasteur Greg