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Une perspective évangélique de la laïcité française

Laïcité-française-CNEFExcusez le retard. J’ai oublié d’annoncer la semaine dernière la parution de La laïcité français: Entre l’idée, l’histoire et le droit positif. Il s’agit du deuxième livre édité par le CNEF. Le premier étant La Théologie de la prospérité (ma recension ici).

4e de couverture:

«Le concept semble aujourd’hui servir des perceptions divergentes, aux sens multiples et imprécis. Chacun nourrit ainsi une idée différente de la laïcité, idéal républicain, équilibre désiré, revendications «laïcardes»… Les discours politiques s’en inspirent, fort imprégnés d’une certaine idéologie sur la place des religions dans la société civile, place à géométrie variable. La laïcité a pour toile de fond la sécularisation, processus social de la dissociation des affaires de la cité et des convictions religieuses.
Enfin, si c’est un principe bien fondé et auquel les chrétiens peuvent être attachés, il n’en demeure pas moins que son application leur pose de nombreuses questions concrètes, ainsi que pour les églises et les associations chrétiennes.
Nous vous proposons donc de nous pencher sur les différents aspects de la laïcité française.»

Statistiques 2012 des Églises évangéliques en France

CNEF-Églises-évangéliques-France-Statistiques-cartographie«Une Église évangélique est implanté en France tous les 10 jours.» On a tous vu cette phrase dans un article ou à la télé. Mais tous les deux ans, dans l’Annuaire évangélique du CNEF, parait une étude statistique et cartographique qui permet de voir ces nouvelles églises s’implantent. Ce livret de 12 pages est disponible gratuitement en téléchargement sur le site du CNEF. Extraits:

En France métropolitaine

600 000 Sur un total de 1 700 000 protestants en France métropolitaine, 600 000 sont des pratiquants
réguliers de tout âge.
 460 000 Sur 600 000 pratiquants réguliers, 460 000 se réclament du protestantisme évangélique
et 140 000 de la branche luthéro-réformée.
 3/4 Les protestants évangéliques représentent 1/3 du protestantisme en général,
mais 3/4 des pratiquants réguliers.
 9 Le nombre des protestants évangéliques a été multiplié par 9 ces soixante dernières années

(en 1950 = 50 000 pratiquants réguliers).
 2 112 Il y a 2 112 Églises locales structurées ou paroisses, proposant au moins trois cultes par mois
en week-end (en 1970, il y en avait 769) ainsi qu’environ 500 lieux de cultes épisodiques.
 10 Une nouvelle Église locale naît tous les 10 jours, soit environ 35 nouvelles Églises supplémentaires par an.
45 La grande majorité des Églises locales fait partie d’une des 45 unions ou dénominations.
70 De toutes les Églises locales membres d’une union d’Églises, plus de 70 % sont affiliées au CNEF.

Dans les DOM-TOM

250 Les protestants évangéliques dans les DOM-TOM représentent 70 000 à 100 000 pratiquants
réguliers au sein de plus de 250 Églises locales.

Livret-Cnef-Annuaire-Evangélique

Merci à Daniel Liechti pour son travail investi dans cette brochure à chaque réédition de l’Annuaire.

Foire aux liens 17-01-13

Foire aux liensJ’aime l’hiver. Cela dit en passant, c’est une saison particulièrement agréable quand on n’a pas de voiture. Chaque matin je prends mon vélo dans la neige pour aller en cours, alors que les autres sont encore là à gratter leur pare-brises. Voici quelques liens que j’avais en reserve. Bonne lecture!

UN BIENFAIT DU DÉBAT SUR LE MARIAGE ET L’ADOPTION HOMOSEXUELS – Le journaliste Patrice de Plunkett attire notre attention sur le fait que de nombreux grands médias ont sollicité des interview et des articles auprès de nombreux jeunes chrétiens. Mais aucun de ces entretiens n’a été publié. Explication? De Plunkett à bien son idée et nous invite à lire une des tribunes commandées, celle de Pierre Jovanovic de Sciences Po Paris.

L’ART DU PICKPOCKETING EN VIDÉO – Super petite explication des techniques des pickpockets. L’expert qui divulgue ses secrets est Apollo Robbins, un artiste à Las Vegas qui gagne honnêtement sa vie en jouant des tours et en montrant au public comment il fait ses tours. C’est un peu un magicien qui montre ses secrets. MA: Challies

21 CITATIONS DE WINSTON CHURCHILL POUR ENTREPRENEURS – C’était un sacré lascar ce Churchill. Exemple: «Le pouvoir de l’homme s’est accru dans tous les domaines, excepté sur lui-même.» MA: Sam K

TARANTINO PERD SON SANG FROID AVEC UN JOURNALISTE – Avoir des propos violents parce qu’on ne veut pas adresser la violence dans ses films, c’est un comble non? La séquence comment à partir de 4’30 sur le clip.

PARUTION DU «NOUVEAU» NUMÉRO DU JOURNAL DU CNEF – J’ai un mois de retard à signaler la parution du dernier Connexions (#5), mais ça ma complétement échappé. Il est gratuit en lecture en ligne ou en PDF téléchargeable. Il parait qu’on même le recevoir par email dès la parution en s’abonnant ici.

VIDÉO: MAGNIFIQUES PAYSAGES DU MONDE EN TIMELAPSE – Inutile de préciser que je suis accro de ce genre de vidéos. À regarder en HD en plein-écran avec du son! MA: Challies

LIVRE La Théologie de la prospérité

Nous avons tous entendu parler de l’évangile de la prospérité. Mais sommes-nous capables de le définir cette hérésie? Un petit livre très important vient d’être publié par le CNEF sur ce sujet.

La commission théologique du CNEF a étudié les écrits des théologiens de la prospérité et a publié ses résultats après qu’ils aient été approuvés à l’unanimité de l’assemblée générale. Le livre s’intitule: La théologie de la prospérité. Ça se lit très facilement et c’est très intéressant (60 pages). Un PDF est disponible gratuitement ici.

Le livre est formé de trois parties. Dans un premier temps les auteurs résument les principales doctrines des théologiens de la prospérité (TDP). Ils définissent la théologie de la prospérité de la manière suivante:
«La prospérité est promise au croyant au même titre que le salut. Avec le salut, elle forme comme une corde à trois brins: pardon des péchés, santé, richesse. Il s’y ajoute parfois, une quatrième composante: libération des influences démoniaques.»
Dans une deuxième partie les auteurs critiquent cette théologie. Dans une troisième et dernière partie, ils proposent une réflexion et une exégèse des principaux textes chers aux TDP. Cette troisième partie fut vraiment la plus intéressante. En annexe est proposée une sélection de citations de théologiens de la prospérité.

Pas de théologie de la prospérité en France?

Une absence se fait remarquer: aucun nom de prédicateur francophone n’est cité. Plusieurs anglophones sont cités dont Kenneth et Gloria Copeland, Kenneth Hagin, Benny Hinn, Fred Price, Guillermo Maldonado et le fameux Joel Osteen. Mais aucun français n’est mentionné. Est-ce que la théologie de la prospérité n’existerait pas chez nous?
Les auteurs expliquent cette absence par le manque de sources écrites françaises. Selon eux, il n’y aurait pas d’ouvrages publiés par des auteurs français défendant la théologie de la prospérité.
L’absence s’explique aussi par la définition qu’ont adopté les auteurs. Le comité théologique du CNEF a uniquement étudié la théologie de la prospérité «hard-core». Celle qui ajoute deux choses au salut en Jésus-Christ: 1. la prospérité physique (bien-être et guérisons) et  2. la prospérité matérielle. Les personnes adeptes de la «pensée positive» ou qui croient que la guérison est à la portée de tous avec suffisamment de foi, mais qui ne prêchent pas la prospérité matérielle, n’ont pas été étudiés comme étant des théologiens de la prospérité. C’est justement cette forme que l’on retrouve beaucoup plus facilement en francophonie. Exemple dans un message de Joel Osteen sur le Top Chrétien: «Vous êtes destinés à la bénédiction». Je cite Osteen parce que le CNEF cite son nom. Sinon, de manière générale, je suis d’accord avec la réponse de John Piper à la question: «Faut-il dénoncer et citer les noms des personnes qui prêchent un évangile de prospérité?»

J’ai particulièrement aimé

Celui qui aime lire des exégèses courtes se régalera de la 3e partie du livre: Repères et réflexions sur la prospérité. De nombreux textes utilisés par la TDP sont étudiés dans leur contexte et le sens le plus probable est donné. Disons simplement que les théologiens de la prospérité ne sont pas convaincants en interprétation de textes. J’ai particulièrement aimé la simplicité de l’exégèse de 3 Jean 2, texte très utilisé par les TDP pour justifier que la prospérité est composée des trois éléments: richesse, santé physique, santé spirituelle (p.34).

Pour qui est ce livre?

Toute personne qui veut progresser dans ses capacités de discernement appréciera ce livre. La théologie de la prospérité se retrouve autour de nous dans beaucoup de formes diluées. Il y a la théologie de la prospérité hard-core qui affirme «à la fois que Dieu accorde la prospérité physique (la guérison) et qu’il donne la prospérité matérielle comme fruit du salut et de la prière de foi.» Mais des formes dilués affirmant uniquement la guérison ou la prospérité matérielle comme fruit du salut sont très présentes. A chacun d’apprendre à «combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes (Jude 3)».

Peut-être encore plus étonnant, c’est de réaliser que nous aussi nous aimons une forme d’évangile de la prospérité. C’est le théologien RC Sproul qui fait remarquer que tous les chrétiens aiment ce faux évangile. La preuve? Pourquoi se met-on en colère quand Dieu nous enlève la santé ou un être aimé? (MA à John Piper pour cette réflexion et à David Charrier pour le lien de la vidéo.)

Quel sera l’impact de cette publication?

Il est trop tôt pour savoir. Mais j’espère qu’on verra le livre produire un effet auprès des éditeurs et librairies membres (fondateur parfois!) du CNEF qui publient, distribuent ou vendent des livres des auteurs mentionnés dans La Théologie de la prospérité.

J’ai eu de nombreuses discussions avec des libraires qui vendent tout et n’importe quoi sans discernement. Je n’ai jamais eu de réaction du genre: «ah bon? Sa théologie est fausse?». Le libraire n’est pas dupe, il sait que le livre n’est pas bon. Mais il le vend pour des raisons commerciales et parfois, dit-il, parce que s’il ne le vend pas, le client ira ailleurs.

On peut aussi prier que les sites chrétiens fassent preuve de plus de discernement et cessent de publier les enseignements de ces prédicateurs.

J’ai moins aimé

Je me permets quand même quelques remarques. C’est après tout le but d’une recension de raconter le bon et le moins bon. Le livret étant court, on est parfois insatisfait par le traitement de certaines doctrines. C’est le principal reproche que je ferais. A mon avis, le livre est de 10 pages trop court.

Par exemple, sur la rédemption accomplie par Jésus à la croix, le CNEF fait remarquer combien la croix est comprise différemment par la TDP. Mais cela est résumé en un paragraphe. J’aurais souhaité en savoir plus. Selon la TDP (p.14):

« Jésus-Christ est devenu pécheur à la croix, c’est-à-dire une créature satanique. Il a subi la mort spirituelle en enfer, pendant les trois jours séparant sa mort à la croix de la résurrection. Il a ensuite vécu la nouvelle naissance. Le salut n’a pas été acquis à la croix, qui a été une défaite. C’est en subissant la mort spirituelle en enfer et en étant régénéré que Jésus-Christ nous ouvre l’accès au salut.»

Idem pour mention de la tentation de Jésus dans le désert comme preuve que même Jésus à refusé d’instrumentaliser Dieu avec une «parole de foi». J’aurais souhaité une phrase explicative.

Enfin, dans la partie qui contredit la théologie de la prospérité, le CNEF cite l’exemple de Jésus (p.33) qui malgré une vie parfaite a souffert, a été confronté à des difficultés et des frustrations. Cela est juste, mais l’argument aurait été d’autant plus fort s’ils avaient cité l’exemple des apôtres qui ont tous souffert, et nombre d’entre qui sont morts. En effet, on pourrait toujours répondre que Jésus a vécu avant sa résurrection qui a abolit la maladie et la souffrance. Mais l’argument des apôtres et des disciples (je pense à Jacques et Étienne morts en martyrs, ainsi que Paul, Pierre et Jean qui se réjouissent de leurs chaînes.

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Libération enquête sur la plus grande église "évangélique" de France

7000 membres dans une église "évangélique"? Libération publie une double page sur la plus grande église "évangélique" de France: Charisma. Oui, les guillemets sont importants sur le mot "évangélique". Je vous laisse le soin de lire l’article très complet et de vous faire votre propre avis.

Pour ma part, je fais confiance au CNEF et à Daniel Liechti en particulier:

Daniel Liechti, le vice-président du Cnef, n’apprécie guère Charisma. Il dénonce même une «arnaque spirituelle». Charisma s’inscrit dans le courant de la théologie de la prospérité. Née aux Etats-Unis dans les années 70, elle a fait florès en Afrique et en Amérique latine auprès de populations le plus souvent défavorisées. Pour ses détracteurs, c’est une sorte d’hérésie.

Que dit la théologie de la prospérité ? Que si l’on conforme sa vie réellement à la loi de Dieu, on obtient la prospérité matérielle et la santé. «C’est très culpabilisant, explique Daniel Liechti. En gros, si vous êtes malade ou pauvre, c’est que vous n’êtes pas suffisamment bon croyant.» Les reproches du responsable du Cnef portent également sur le fonctionnement. «Il n’y aurait pas de Charisma sans Nuno Pedro», poursuit-il.

NOTE: Je ne comprends pas la réplique de Sébastien Fath qui est rapportée par la journaliste Bernadette Sauvaget:

Moins sévère, Sébastien Fath estime, lui, que «les fidèles ne sont pas dupes».«Il y a beaucoup de mouvements dans les Eglises évangéliques. S’ils ne trouvent pas ce qu’ils en attendent, les fidèles vont ailleurs», explique-t-il. La concurrence, comme instance de régulation ? Charisma dispose d’une bonne longueur d’avance sur les autres. La gamme de services est étendue. A la fin du culte, le site prend des allures de kermesse. La librairie ne désemplit pas. Les DVD audio de la prédication de Nuno Pedro y sont vendus 6,50 euros pièce. On peut s’abonner au tarif de 405 euros et recevoir 50 DVD. Avec facilité de paiement : 67,50 euros par mois. Il y a la queue aux caisses.

Je ne vois pas en quoi Fath et Liechti se contredisent. Une église qui prêche un faux évangile (dans le cas présent l’évangile de la prospérité), n’est pas forcément en train de flouer ses fidèles. En quoi donc est-il intéressant de préciser que "les fidèles ne sont pas dupes"? Faut-il comprendre que Fath ne pense pas que l’église prêche un faux évangile? A mon sens, il se réfère plutôt à l’expression de Liechti: "arnaque spirituelle". Mais si elle est spirituelle cette arnaque, on ne parle pas forcément de finances, mais d’un faux-évangile: la théologie de la prospérité.

Lisez l’article complet dans Libération (gratuitement disponible en ligne).

MA: Sébastien Fath

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Le CNEF prend position sur le mariage homosexuel et l’homoparentalité

Le Conseil National des Évangéliques de France a publié un communiqué de presse intitulé: Mariage entre personnes de même sexe et homoparentalité : un mauvais choix de société. Le 5e point du communiqué est une contribution au débat particulièrement importante.

Le communiqué est téléchargeable ici.

Le CNEF, fondé le 15 juin 2010, représente plus de 70% des évangéliques protestants de France.

MA: Matthieu Giralt

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TF1 tente d’expliquer le succès des Églises évangéliques

MÀJ: vous étiez nombreux à répondre à cet article. Vous vouliez surtout signaler que c’était le journaliste qui avait coupé les réponses des jeunes et qu’il ne fallait pas croire qu’ils avaient oublié de mentionner Jésus. J’ai donc publié une mise à jour.

Le JT TF1 du weekend a fait encore un reportage sur les évangéliques. Plusieurs bonnes choses à noter. Bon point pour l’équipe, qui a trouvé une autre Église que celle de la Porte ouverte de Mulhouse pour tourner des images. Bon point aussi pour la mention du CNEF. Et enfin, bon point encore à TF1 pour avoir parlé des croyants évangéliques le weekend de Pâques.

Quelques remarques critiques:
Claire Chazal n’a visiblement pas encore eu le temps de lire le Lexique à l’usage des décideurs et des décideurs. En effet, elle parle encore «d’évangélistes», plutôt que «d’évangéliques». Mais les autres dans l’équipe ont compris. C’est bien!

Beaucoup de questions sont passées sous silence. C’est en partie la durée du reportage qui l’oblige. Le journaliste cherche a comprendre l’origine de la croissance des Églises évangéliques, mais sans poser les bonnes questions. Il résume l’origine de leur croissance dans les précéptes mêmes de la foi évangélique: «Chaque croyant doit transmettre sa foi autour de lui.» Oui, les évangéliques parlent de l’Évangile autour d’eux. Mais ça ne me satisfait pas comme explication du secret de leur croissance. Il reste beaucoup de questions:
C’est quoi cet l’Évangile? Comment en parlent-ils, et pourquoi? Les catholiques n’ont ils pas les mêmes précéptes? Et puis, pourquoi est-ce que parler de cette «bonne nouvelle» ferait quelque chose? Il y a beaucoup de religions et de philosophies qui cherchent à propager leurs opinions, mais sans succès. Pourquoi est-ce que la foi évangélique attire autant? C’est là les questions qu’il faudrait se poser.

Jésus est encore une fois, le grand absent du reportage. Il est cité une fois par un pasteur, qui cite Matthieu 28.19. Le reportage indique que beaucoup de jeunes se convertissent. Mais quand les jeunes parlent de leur decision, ils semblent avoir été attirés par le côté pratique des évangéliques: «le pasteur parle de sa voiture.» Il me semble qu’il y a un problème soit chez les chrétiens qui ont répondu, soit chez le journaliste et son choix d’images. Jésus est l’explication de la croissance des évangéliques en France. Ma génération est en train de découvrir le Jésus historique (le Jésus de la Bible) et se rend compte qu’il est loin des clichés propagés.

Regardez le reportage sur TF1: Comment expliquer le succès des églises évangéliques en France?

MA: AC

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