"Une fois que nous avons pris conscience d’être sur terre, d’abord et avant tout pour connaître Dieu, la plupart des problèmes de la vie prennent automatiquement leur juste place."
J.I. Packer, Connaître Dieu, page 32.
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Peut-on devenir un ami de Jésus?
Le titre de cet article n’est pas un piège. Ce n’est pas une question "d’évangélisation" où je vais t’expliquer pourquoi tu as besoin de Jésus. C’est une vraie question que je me pose et que je me repose. Car j’ai beau chanter le dimanche "Jésus, quel ami fidèle et tendre", lundi et tous les jours de la semaine je me demande comment approfondir mon amitié avec Jésus.
Peut-être comme moi tu te dis que les disciples avaient de la chance. Ils ont pu voyager avec Jésus et partager son quotidien. Quelle chance!
C’est pourquoi cette citation de J.I. Packer m’a surprise:
De nos jours, le Seigneur Jésus n’est plus corporellement près de nous, mais spirituellement rien n’a changé: nous pouvons encore trouver et connaître Dieu en recherchant et découvrant la présence de Christ. Ceux qui ont cherché le Seigneur Jésus jusqu’à ce qu’ils l’aient trouvé — car si nous le cherchons de tout notre cœur, nous sommes assurés de le trouver: c’est une promesse — peuvent attester face au monde qu’ils ont connu Dieu.
Connaître Dieu, page 29-30
Voir les autres citations du livre Connaître Dieu.
J.I. Packer sur les effets de connaître Dieu. Il s’inspire du livre de Daniel:
1. Ceux qui connaissent Dieu peuvent tout perdre et accepter toute "croix" à porter: ce qu’ils ont acquis chasse ces choses de leur esprit.
2. Ceux qui connaissent Dieu manifestent pour lui un grand zèle.
3. Ceux qui connaissent Dieu ont de lui une très haute opinion.
4. Ceux qui connaissent Dieu témoignent pour sa cause d’une grande hardiesse (courage).
5. Ceux qui connaissent Dieu trouvent en lui une pleine satisfaction: une joie profonde inégalable.
«Ce sont toujours ses prières qui révèlent le mieux ce qu’un homme pense de Dieu.»
J.I. Packer, Connaître Dieu, p 26.
«Il nous suffira de dire que nulle part ailleurs peut-être, la Bible ne nous offre une description aussi précise et aussi riche de la réalité complexe de la souveraineté de Dieu.»
J.I. Packer, Connaître Dieu, p 25.
J.I. Packer suggère ce test pour évaluer sa connaissance de Dieu:
«Pouvons-nous dire, en toute simplicité et honnêteté, que nous avons connu Dieu? Et le dire, non pas parce qu’en tant qu’évangéliques, il convient que nous le disions, mais parce que c’est là quelque chose d’évident? Pouvons-nous le dire? Et dire aussi que, parce que nous avons connu Dieu, toutes les choses pénibles que nous avons vécues, et toutes les choses agréables qui nous ont été refusées, n’ont jamais eu, pour nous chrétiens, la moindre importance? Si réellement nous connaissons Dieu, c’est ce que nous dirons.»
Connaître Dieu, p 22-23.
Cette affirmation (en italique dans le texte) de Packer m’a surprise. Mais son raisonnement m’a convaincu. Il a clairement raison. Et vous aurez bien compris que ça s’applique à bien plus que seuls les grands lecteurs:
«Deuxièmement, [j'affirme] que l’on peut connaître beaucoup de choses sur la piété sans connaître grand-chose de Dieu. Tout dépend des sermons que l’ont entend, des livres que l’on lit et des gens que l’on fréquente. À notre époque, férue d’analyse et de technologie, les comptoirs regorgent de livres et les sermons abondent qui expliquent comment prier, comment témoigner, comment lire sa Bible, comment payer la dîme, comment être un jeune chrétien, comment être un vieux chrétien, comment être un chrétien heureux, comment se consacrer davantage, comment conduire les hommes à Christ, comment recevoir le baptême du Saint-Esprit (ou comment éviter de le recevoir), comment parler en langues (ou comment expliquer les manifestations pentecôtistes) et, plus généralement, comment bien connaître tout ce qu’un vrai croyant est censé connaître – d’après ces enseignants. […] Et pourtant, il est possible malgré tout cela de ne rien connaître de Dieu ou presque.»
Vous pouvez son argument complet à la page 22 du livre Connaître Dieu.