On continue aujourd’hui notre lecture du livre: Dieu oublié. Je donne ici quelques impressions de ma lecture du chapitre 2 et je réponds à la question du chapitre. Puis c’est à ton tour (si tu participes au groupe de lecture Dieu oublié) de raconter dans un commentaire ce que tu retiens du chapitre 2. Allons-y!
Commençons avec une confession: c’est vraiment difficile de méditer quotidiennement sur l’incroyable vérité que l’Esprit de Dieu habite en moi (cf. mes résolution de la semaine). Quand je regarde à ma semaine écoulée, j’ai souvent prié que Dieu me remplisse, mais rarement médité ce mystère.
De quoi parle le chapitre 2 ?
Saint-Esprit=Peur. Ce serait une manière de résumer le chapitre. Mais mieux encore: Saint-Esprit=Beaucoup de questions. Car c’est l’incertitude et l’inconnu qui engendre ces craintes. Francis Chan commence donc par nous demander: quelle est notre crainte principale dès qu’on parle du Saint-Esprit? Il propose trois peurs fréquentes:
- avoir peur qu’on demandera à Dieu de nous donner son Esprit et qu’il ne le fera pas (crainte d’être déçu, mais aussi crainte que Dieu n’est pas capable de se "protéger" d’un coup à sa réputation);
- il y a la crainte que Dieu répondra à nos prières en donnant l’Esprit (crainte de devoir vivre la vie chrétienne "radicale");
- enfin il y a la crainte de ce que penseront les gens si je commence a vivre par l’Esprit de Dieu (crainte de changer de bord théologiquement ou crainte de ne même pas se retrouver dans un "camp")
Chan termine en remarquant qu’il y a néanmoins une crainte légitime: la crainte d’éteindre/étouffer l’Esprit (1Thes. 5.19).
Quelques citations juteuses
Craindre que Dieu réponde à nos prières:
À l’inverse de ceux qui craignent que Dieu n’intervienne pas, certains redoutent qu’il agisse. Et si Dieu se manifestait et vous demandait d’aller quelque part, de faire quelque chose de pénible ? Pour beaucoup, la crainte que Dieu leur demande de suivre une direction difficile et indésirable surpasse la crainte qu’il les ignore. (p.39)
Une crainte légitime:
Je crois néanmoins qu’il existe une peur légitime. Peur n’est peut-être pas le meilleur terme pour décrire ce dont je parle. Il vaudrait peut-être mieux parler d’un domaine où nous devons nous examiner.
Je parle du danger d’éteindre le Saint-Esprit. Nous nous préoccupons plus souvent de la réaction des autres que de celle du Saint-Esprit. Nous pensons que nous pouvons rendre nos amis furieux, ne pas être acceptés, ou encore être considérés comme différents ou étranges. Mais nous réfléchissons rarement (voire pas du tout) au fait que nos actions ou notre style de vie peuvent attrister l’Esprit du Dieu vivant. Vu sous cet angle, c’est plus que ridicule ! (p.44)
Comment chrétiens "conservateurs" et "charismatiques" étouffent l’Esprit:
Il est donc vital d’avoir une communauté à la fois orthodoxe (engagée à vivre de manière exégétique) et radicale (prête à suivre l’Esprit où qu’il conduise, même si cela n’a aucun sens) pour vivre en suivant la direction du Saint-Esprit.
Certains conservateurs peuvent éteindre l’Esprit en ignorant son œuvre, certes, mais prêter à Dieu des paroles non bibliques est aussi une façon d’éteindre l’Esprit. Nous avons besoin de l’Esprit pour vivre fidèlement. Mais nous avons également besoin les uns des autres pour parvenir à réfléchir ensemble à notre foi. (p.46)
J’ai peur de quoi moi?
Honnêtement, je n’ai pas (trop) peur de ce que penseront les gens ou de devoir changer de bord théologiquement. Par contre, j’ai clairement peur que rien n’aura changé à la fin de la lecture de ce livre. Et j’ai aussi un peu peur de ce que l’Esprit pourrait demander de moi/nous, surtout peur de ne pas être synchro avec l’Esprit et de faire des choses par nos propres forces et se tuant à la tâche.
A noter, J’ai particulièrement aimé la clôture du chapitre où Francis Chan raconte sa propre expérience dans les milieux d’églises les plus variés. J’ai moi-même pu découvrir de centaines d’Églises dans des dizaines de pays durant mes années sur le Doulos. Ça n’a pas toujours été facile au début (j’étais plein de préjugés), mais j’en suis ressorti béni.
Je maintiens les mêmes résolutions pour la semaine: (1) chaque jour méditer sur la présence du Saint-Esprit en moi, et (2) mémoriser Galates 5.22-23.
Et toi quelle est ta crainte principale? Que retiens-tu du chapitre 2?



