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Semaine 6: Le chemin du Calvaire (chapitres 10&11)

J’avais proposé en mai de lire ensemble sur NotreEglise.com le classique de Roy Hession : Le chemin du Calvaire. On termine cette semaine notre lecture du petit livre. On termine en beauté avec ces deux chapitres riches.

Le chapitre 10 (« Innocents ») met le doigt sur notre cœur de pharisien (càd qui se soucie plus des apparences que du cœur, du péché des autres plutôt que des siens). L’auteur développe surtout l’histoire du pharisien et le collecteur d’impôts racontée par Jésus dans Luc 18.9-14. Son but étant de nous montrer combien nous ressemblons plus au pharisien qu’au péager. Le chapitre 11 est un bonus de la nouvelle édition. C’est un entretien avec Roy Hession, 40 ans après la sortie de son livre. Il répond à des questions sur le Réveil et sur des concepts décrits dans son livre. Il offre aussi plus de détails sur sa propre vie et son expérience du Réveil.

Chapitre 10

Ce que je retiens

1. Mon cœur est tortueux ! Le point fort du chapitre est la description de l’état de nos cœurs. L’auteur commence en rappelant ce que Dieu dit à propos du cœur humain. Puis il montre comment en faisant tout pour sauver la face et minimiser notre péché, on fait Dieu menteur.

A première lecture, je n’étais pas certain quoi penser. Nos cœurs demeurent-ils pourris, même après notre conversion ? Dieu ne nous donne-t-il pas une nouvelle nature ? Ça veut dire quoi alors « être une nouvelle créature » et que « toutes choses sont devenues nouvelles » ? (2Co 5.17) Bref, ces questions n’ont toujours pas trouvé de réponse. J’ai pris la résolution d’étudier ce sujet. Et Dieu dans sa providence m’offre un excellent moyen. Trois classiques de John Owen sur la nature du péché ont étés publiés ensemble par Crossway : Overcoming Sin and Temptation (3,99€ sur Kindle !). C’est donc un des livres qui je vais lentement digérer cette rentrée.

2. Et si la sainteté c’était plus que pécher moins ? Ce n’est pas forcément le sujet de Roy Hession. Mais en lisant ce chapitre j’ai fait le constat suivant : Dans mon quotidien, je suis heureux quand je n’ai pas eu besoin de trop demander pardon, quand j’ai su me contrôler. Mais le portrait du chapitre 10 de la dépravité de mon cœur me fait penser que la sainteté c’est plus que pécher moins. C’est aussi être toujours plus conscient de mon besoin constant de Jésus et de la rédemption qu’il a obtenue à la croix.

La prière à la fin de ce chapitre est formidable. Est-ce que c’était l’attitude dans laquelle je l’ai lue, la beauté de la campagne germanique ou la qualité littéraire de la prière, que sais-je. En tout cas, je te la conseille. A prier en toute sincérité… si on ose !

Les meilleures citations

A propos du cœur humain (croyant ou pas), Hession conclut :

De toute évidence, la seule beauté dans le chrétien, c’est Jésus-Christ. Dieu veut que nous reconnaissions ce fait, afin que, dans un désespoir et un brisement véritables, nous acceptions Jésus comme notre justice, notre sainteté, comme étant tout en tous. C’est ici la victoire.[1]

Sur notre capacité de discerner le péché… chez les autres :

Nous sommes si préoccupés de constater le tort qu’on nous fait que nous ne voyons même pas que nous péchons en ne le supportant pas avec la douceur et l’humilité de Jésus. Nous discernons très clairement qu’autrui cherche à défendre ses droits, mais nous ne réalisons pas que nous agissons de même.[2]

Sa conclusion sur l’histoire du pharisien et le collecteur d’impôts :

Nous avons le choix : protester de notre innocence et rentrer dans notre maison sans avoir reçu de bénédiction, l’âme desséchée et séparée de Dieu… ou bien donner raison à Dieu et entrer dans la paix, la communion et la victoire par le sang de Jésus.[3]

La pensée forte à méditer (de Roy Hession ou de Lynn Green[4] ?) :

Comme il est facile pour moi de ressembler au pharisien plutôt qu’au publicain ! Mais Dieu a raison, mon coeur n’est pas pur et sans tache. Quand je n’ai pas confessé mes péchés pendant quelque temps, et que le Saint-Esprit ne m’inspire aucune conviction, ce n’est pas à cause de ma pureté, mais en raison de mon aveuglement et de mon endurcissement.[5]

Chapitre 11

Ce que je retiens

L’entretien révèle beaucoup de sagesse. Mais si je retiens une seule chose : c’est l’extraordinaire simplicité et bonne nouvelle de la grâce de Dieu. J’apprécie l’excellente définition qu’il donne:

La grâce n’est pas une récompense que Dieu accorde aux fidèles, mais un don qu’il fait à ceux qui sont vides, faibles et chancelants. […] La grâce est la faveur imméritée venant de Dieu, et seuls ceux qui ne la méritent pas en sont les bénéficiaires. On ne peut être trop abattu, trop fautif pour la grâce.[6]

La grâce est un cadeau fait à des mendiants, pas une récompense à des chrétiens. J’ai beau aujourd’hui être un disciple de Jésus, la grâce m’est donné parce que j’étais mort au péché et mendiant. C’est quelque chose à ne pas oublier.

Allez une deuxième citation pour clore. Pourquoi avons-nous lu ce livre ? Etait-ce pour avoir plus de fruits ? Pour avoir plus d’efficacité dans notre ministère ? A propos du succès de son ministère, Hession fait une remarque importante (voir intéressante si l’on n’est pas d’accord) :

Oui, mais j’hésite à chiffrer les succès. C’est une tendance que je dois considérer comme péché. Si je m’y attarde trop, cela entraînera la fin de l’effusion de l’Esprit. Je pense que l’une des raisons pour lesquelles nous ne rencontrons pas plus souvent des succès, c’est que nous les souhaitons trop ardemment. Nous devrions être pleinement satisfaits d’avoir Jésus et, en lui, tout le reste. Et il prendra soin de déverser son Esprit sur les autres.

Est-ce que je désire trop ardemment le succès ? Connaître Jésus est-ce le but de ma vie ou un moyen d’atteindre un but ? Je laisse la question ouverte.

On termine ainsi notre lecture du classique Le chemin du Calvaire de Roy Hession. Merci à tout ceux qui ont lu le livre, les articles et qui ont participé aux discussions !

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[1] Roy Hession, Le chemin du Calvaire, 2011, p. 100

[2] Idem. p. 102

[3] Idem. p. 106

[4] Directeur international de Jeunesse en Mission. Il a réalisé les notes de cette nouvelle édition du livre.

[5] Idem. p. 106

[6] Idem. p. 119

Le chemin du Calvaire: Semaine 5

On approche la fin de notre lecture ensemble du classique de Roy Hession : Le chemin du Calvaire. Aujourd’hui, nous terminons notre lecture des chapitres 8 et 9. Je suis surpris combien j’ai du mal avec l’enseignement du livre dans mon cadre de vie actuel. Je ne vois pas comme l’appliquer dans ma vie. Je dis cela tout en précisant que le livre ma énormément béni.

Ce que je retiens du chapitre 8

Le chapitre 8 (« Le vrai serviteur ») traite du serviteur par excellence et de son exemple pour nos vies. Hession explique sa thèse de départ :

Quand j’aurai une idée de la dose d’humiliation et de dépouillement que Dieu exige du vrai serviteur, je comprendrai alors que ceux-là seuls qui vivent au pied de la croix peuvent y parvenir. Ils ne pourront s’y maintenir qu’en contemplant sans cesse le Seigneur brisé et humilié pour eux.[1]

Le chapitre 8 est probablement le chapitre avec lequel j’ai le plus lutté. Je suis complètement d’accord de dire que l’Évangile nous affranchis de l’esclavage du péché pour faire de nos des esclaves/serviteurs de Dieu. Notre bonheur se trouve à être à son service. Mais j’ai énormément de mal à faire le lien entre ma soumission à Dieu et ma soumission aux humains qui m’entourent. Bien sûr, je dois me soumettre aux autorités que Dieu place au dessus de moi. Mais je ne suis pas d’accord d’accepter toute personne comme « autorité », ni de me soumettre bêtement à tous.

Hession trouve dans Luc 17.7-10, cinq caractéristiques de l’esclave. Et si elles parlent de notre relation esclave-maître avec Dieu, je suis absolument d’accord. Mais dès que j’essai de mettre un visage sur un « maître » terrestre, je suis face au mur.  J’aurais apprécié avoir des cas pratiques pour voir ce chapitre appliqué à la vraie vie.

J’apprécie la précision de l’auteur sur le but de la soumission de Jésus :

Jésus n’a pas revêtu la forme d’un esclave dans la seule intention de nous donner un exemple à suivre, mais afin de mourir sur la croix à cause de nos péchés pour que nous soyons lavés par son sang. Or, ce sang ne peut être appliqué à nos coeurs que si nous sommes brisés et repentants.[2]

Et c’est cela que je retiens. Le brisement et la repentance sont le seul moyen de bénéficier du pardon de Jésus. Oh que je désire être toujours plus rapide à m’approprier le sang de Jésus en demandant pardon à Dieu et à mon prochain !

Ce que je retiens du chapitre 9

Ce chapitre examine pourquoi le sang de Jésus a une telle puissance pour nous permettre de vivre le Réveil continuellement. Le chapitre est un court résumé de tout l’enseignement du livre. Mais c’est surtout une excellente méditation sur la puissance du sang de Jésus. J’ai particulièrement apprécié les nombreuses citations bibliques qui accomplissent bien leur objectif du chapitre : me donner une complète confiance dans le pouvoir du sang de Jésus.

Hession souligne qu’il s’agit du sang de l’Agneau, et non du sang du guerrier[3]. Le christianisme est vraiment une religion unique. Notre Messie est venu humblement se donner pour nous. Sa force est dans sa faiblesse et son brisement. Si Jésus ne s’était pas donné pour nous, le christianisme biblique n’aurait aucune force, aucun espoir.

Une dernière note pour conclure. Est-ce que je vois un résultat concret dans ma vie de la lecture de ce livre? Encore aujourd’hui, j’ai ressenti tellement d’amertume dans mon cœur que je désespère de vivre le Réveil.

Et toi, que retiens-tu de ta lecture de ces chapitres ? Laisse donc un commentaire pour rejoindre la conversation. Rendez-vous la semaine prochaine pour notre dernière lecture : chapitre 10 et l’interview de Roy Hession.


[1] Roy Hession, Le chemin du Calvaire, p. 83

[2] Idem. p. 89

[3] Idem. p. 92

Semaine 4: Le chemin du Calvaire (chapitres 5 & 6)

Je suis officiellement en vacances. Disons que les cours sont terminés. Nous entamons donc les six semaines de travaux sur la propriété de l’IBG. Cela leur permet d’éviter d’embaucher de la main-d’œuvre au taux horaire suisse ! Cette semaine nous continuons le projet de lire un classique ensemble. Nous avons lus les chapitres 6 et 7 du petit livre de Roy Hession : Le chemin du Calvaire.

Le chapitre 6 est un appel à vivre le Réveil dans nos foyers. Hession montre comment c’est là que le péché a frappé au tout début de l’humanité et que c’est encore là que l’amour et la transparence sont les plus difficiles :

Le péché est entré d’abord dans le foyer. C’est sûrement là que nous péchons le plus. C’est donc bien là que le Réveil doit commencer. Certes, le Réveil est impérieusement nécessaire dans l’Église, dans le pays que nous habitons, dans le monde tout entier. Mais une Église réveillée composée de foyers non réveillés serait une vaste hypocrisie. Oui, c’est dans le foyer que doit commencer le Réveil, et il ne sera durable qu’à cette condition. C’est là, peut-être, qu’il est le plus difficile, qu’il coûte le plus, mais aussi qu’il est le plus nécessaire.

 Le chapitre 7 aborde le péché des autres. La « paille » dans l’œil de notre prochain, qui ne peut être traitée tant qu’on n’a pas réglé le problème de la « poutre » dans notre œil.

Selon le Nouveau Testament, nous devons tellement aimer notre frère que nous devons être prêts à faire n’importe quoi pour enlever de son oeil la paille qui trouble sa vue et l’empêche d’être béni. Il nous est dit de nous « reprendre les uns les autres », de nous « exhorter les uns les autres » (Romains 15 : 14), de nous « inciter à l’amour et aux oeuvres bonnes » (Hébreux 10 : 24) et, enfin, de nous « laver les pieds les uns aux autres » (Jean 13 : 14). L’amour de Jésus répandu en nous nous pousse à venir au secours de notre frère.

Ce que je retiens du chapitre 6

Au risque de me tromper moi-même, je pense reconnaître dans ma vie un vrai progrès. Après plusieurs années, je vois le fruit de l’enseignement du chapitre 6. Vivre dans la lumière est une exhortation[1] que je prends à cœur depuis des années. Bien sûr, je dois lutter tous les jours avec mon désir de paraître mieux que je suis. Mais je me réjouis aussi de voir comment ça peut devenir une habitude. On peut apprendre à ne pas cacher son péché à ceux qui nous sont proches. Je me souviens combien il était difficile au début de parler de certains péchés avec même mes plus proches amis. Ça a bien changé. De même, si c’est toujours aussi humiliant d’avouer qu’on a eu tort, l’habitude est bien là. Sauf quelques exceptions, je demande pardon avant le coucher du soleil. Peut-être que ça peut être un encouragement pour d’autres. Ce que la Bible appelle « vivre dans la lumière » n’est pas impossible. Ça commence par des petits pas.

Par contre, si j’examine la qualité de mon amour à la lumière de 1 Corinthiens 13[2], je vois qu’il est bien minable. J’ai très souvent des motifs égoïstes, l’orgueil est un combat quotidien et encore cette année, j’ai constaté que je suis un homme impatient. J’ai trouvé particulièrement important le lien qu’établit l’auteur entre toutes ces choses (égoïsme, orgueil, impatience, etc.) et la haine :

Ces choses-là se passent tous les jours, et nous n’y prenons pas garde. Elles ne sont pas de l’amour, mais de la haine. L’impatience, la jalousie, l’orgueil, la volonté propre, la mauvaise humeur, le ressentiment, etc., sont autant de formes de la haine. Or, la haine, c’est le péché. « Celui qui prétend être dans la lumière, tout en haïssant son frère, est encore dans les ténèbres » (1 Jean 2 : 9).

Enfin, j’ai trouvé pertinent la question posée en fin de chapitre : « Suis-je prêt à demander aux membres de ma famille de veiller à ce que je sois à la hauteur des normes élevées de l’amour selon Dieu ?[3] » Suis-je quelqu’un qui accueille favorablement la critique ? Très dur ça.

Ce que je retiens du chapitre 7

Ce chapitre était un soulagement. Comme vous aurez remarqué, je n’ai pas toujours été d’accord avec Hession. Je craignais que son message encourage la lâcheté, puisqu’on doit être brisé, écrasé, courbé et surtout ne pas faire valoir ses droits. Mais ce chapitre vient à point nommé pour remettre un peu de percussion dans une belle harmonie.

L’auteur encourage les chrétiens à se reprendre mutuellement. Mais uniquement quand on s’est occupé de son propre péché et qu’on agit uniquement par amour envers l’autre. Et je ne sais pas pour vous, mais ça exige beaucoup de courage de reprendre quelqu’un (et de la bonne manière par ailleurs !). C’est pourquoi Roy Hession dit :

Si Dieu nous conduit à reprendre quelqu’un, ne nous laissons pas arrêter par la crainte. Ne cherchons pas non plus à imposer notre point de vue à tout prix. Disons simplement ce que Dieu nous met à coeur et laissons-le faire le reste. C’est son oeuvre et non la nôtre. Il faut du temps pour courber un cou raide[4].

Je suis donc soulagé. De par mon parcours, j’avais l’impression qu’un des effets du Chemin du Calvaire était de rendre les gens « mous ». Mais ce chapitre montre bien que ce n’est pas le cas. Tout en étant conscient qu’il faut beaucoup d’efforts et de courage pour reprendre quelqu’un, ce chapitre l’encourage pleinement.

Seigneur, aide-moi a aimer ma femme en imitant tant bien que mal l’amour incroyable de Jésus pour nous. Donne aux autres le courage de me reprendre et aide-moi a apprendre a toujours mieux accepter les réprimandes. Accorde-moi aussi le courage et l’amour pour aider mes frères et sœurs dans leur marche avec toi en mettant le doigt sur un péché quand tu veux que je le fasse.

Et toi ami lecteur, comment as-tu été béni par ta lecture ? Laisse un commentaire ! Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite du Chemin du Calvaire, les chapitres 8 et 9.

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[1] Roy Hession, Le chemin du Calvaire, éditions BLF et CLC, 2012, p. 65

[2] idem, p. 66-69

[3] idem, p. 72

[4] idem, p. 79

Chemin du Calvaire, semaine 3 (Chapitres 4&5)

On continue de lire ensemble Le chemin du Calvaire (Roy Hession). Cette semaine, on a lu les chapitres 4 & 5. Le chapitre 4 reprend l’image de Jésus, qui décrivait la vie chrétienne comme un chemin. Le chapitre 5 mélange deux images : celle du Saint-Esprit tel une colombe qui vit en nous et Jésus, l’Agneau du sacrifice parfait.

Ce qui m’a marqué cette semaine :

Pour emprunter le chemin du Réveil, il faut d’abord passer par la porte basse. C’est la porte du brisement qui accède à la croix de Jésus. « Être brisé, c’est pouvoir dire : ‘Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ’ (Galates 2:20). »

Être brisé, c’est ne plus avoir de droits devant Dieu et devant les hommes. Ce n’est pas simplement les abandonner, mais reconnaître que nous n’en avons point, si ce n’est celui de mériter l’enfer. Cela signifie ne plus rien posséder en propre, ni temps ni argent ni biens ni position[1].

C’est une affirmation très forte, choquante même. Mais je pense que c’est effectivement de ça que parlait Jésus quand il disait :

Quiconque ne porte pas sa croix et ne me suit pas, ne peut-être mon disciple. […] Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple[2].

Il faut renoncer à ses droits pour devenir disciple de Jésus. Et dans cela, Jésus est notre exemple suprême, lui qui a renoncé à ses droits divins pour devenir un homme (cf. Philippiens 2.4-11).

Encore plus fort, une fois qu’on a franchi la porte basse, il faut constamment rester dans l’humilité:

Quelqu’un nous blesse-t-il, nous fait-il du tort ? Nous avons le choix de l’accepter comme un moyen de grâce pour nous humilier et nous abaisser. Ou nous pouvons résister et raidir le cou, avec tous les tourments que cela ne manquera pas d’entraîner pour nous. Tout au long de la journée, l’authenticité de notre brisement sera éprouvée. Il est inutile de prétendre que nous sommes brisés devant Dieu si notre attitude vis-à-vis de nos semblables prouve que nous ne le sommes pas envers eux. Dieu nous éprouve presque toujours par le moyen de notre prochain. Il n’y a pas de hasard dans la vie du chrétien[3].

J’ai été marqué par cet appel au brisement continuel. Mais je rétorque tout de suite avec un problème. Je n’ai aucune idée à quoi ça ressemble concrètement. Plutôt que commenter sur le chapitre suivant, je veux qui expliquer où j’en suis dans ma réflexion.

Je crains que Le chemin du Calvaire soit trop souvent compris comme un plaidoyer pour un christianisme humble, contrit, brisé… et lâche. Comme si nous ne devions pas avoir d’opinions, parce que tout ça, ça encourage les conflits, les disputes. Comme si nous devions toujours être écrasés.

Comprenez-moi bien, je ne dis pas par là que le livre est mauvais. Mais plutôt c’est un aspect du livre que j’ai du mal à digérer en ce moment. Pour illustrer, prenons l’exemple de l’apôtre Paul dans Galates 2.11-21. Il reprend publiquement l’apôtre Pierre pour quelque chose qu’il a fait. Notre christianisme doit avoir une place pour une certaine sévérité. Je dois aimer à tout instant, mais parfois, il faut éclaircir une situation d’injustice ou se battre pour une solution de crise. A chaque pas, il faut faire évidemment attention à son cœur dans la situation. Mais c’est en pensant à cela que je réagis contre la première citation de cet article.

Et vous lecteurs, qu’en pensez-vous ? Qu’avez-vous retenu de votre lecture ? Rendez-vous la semaine prochaine pour les chapitres 6 et 7 du Chemin du Calvaire !

Le chemin du Calvaire: chapitres 2&3

Nous lisons ensemble Le chemin du Calvaire. Cette semaine nous avons lu les chapitres 2 et 3. Le chapitre 2 « La coupe qui déborde » définit le Réveil comme étant plein à tout moment de l’Ésprit. Le chapitre 3 « Le chemin de la communion » nous encourage a ne pas cacher nos péchés des autres et à vivre le Réveil à plusieurs.

Ce que j’ai retenu.

Le chapitre sur la plénitude du Saint-Esprit était particulièrement intéressant. Tout d’abord sa définition du Réveil est forte :

Le brisement n’est cependant que le début du Réveil. Le Réveil lui-même, c’est d’être rempli du Saint-Esprit au point de déborder. C’est aussi la vie victorieuse. Êtes-vous rempli du Saint-Esprit ? Le Réveil, c’est de pouvoir répondre « oui » à cette question à n’importe quel moment de la journée. Il n’y a aucun orgueil à l’affirmer car c’est entièrement et uniquement l’œuvre de Dieu.

Il a beau dire que c’est l’œuvre du Seigneur, ça me semble être quelque chose qui exige tellement d’efforts de ma part. Même si en théorie je confessais tous mes péchés, j’en aurais toujours d’autres à confesser et des nouveaux dont je ne suis pas encore conscient. D’ailleurs je me demande si j’ai été un seul jour vraiment rempli du Saint-Esprit !

Mais ceci étant dit, je ne peux qu’admirer la belle citation d’Andrew Murray :

Comme l’eau recherche et remplit toujours les lieux les plus bas, ainsi Dieu nous emplit de sa gloire et de sa puissance dès l’instant où il nous trouve humbles et vides.

Roy Hession développe l’illustration de notre coupe. Cette coupe que Jésus remplit constamment du Saint Esprit. Cette coupe doit rester pure pour connaître un Réveil continuel. Chaque péché brise ce magnifique trop plein de la présence de l’Ésprit de Dieu. J’ai trouvé très important qu’il précise qu’on doit appeler le péché par son nom. Parfois on préfère parler de « faiblesses » ou même de personnalité. Mais il explique qu’on peut seulement être liberé de nos péchés. Alors si tu veux changer, commence à appeler le péché par son nom.

La théorie semble donc simple :

Ce n’est pas la volonté de Dieu qu’un Réveil cesse et soit désormais connu sous le nom de « Réveil » de telle ou telle époque. Si tel est le cas, cela est dû uniquement au péché – ces petits péchés que le diable verse dans notre coupe. Nous devons revenir au Calvaire et expérimenter à nouveau la puissance du sang de Jésus pour nous purifier instant après instant du péché. Ayons ce réflexe dès que le péché apparaît. Nous apprendrons ainsi le secret de la sainteté et de la plénitude, d’une coupe constamment purifiée et constamment débordante.

Dès que vous avez conscience d’être effleuré par des sentiments d’envie, d’irritabilité ou de quoi que ce soit d’autre, abandonnez-les à Jésus en lui demandant de les effacer par la puissance de son sang. Vous verrez alors que votre réaction charnelle disparaîtra ; la paix reviendra, et la coupe débordera à nouveau. Plus vous rechercherez cette purification, moins votre moi aura de réactions. Mais la purification n’est possible que si nous avons été préalablement brisés par Dieu sur le point en question.

Mais le problème, c’est que pour des péchés précis, ça me bloque complètement. Je me rends compte que bien souvent je ne suis pas prêt à me débarrasser de mes péchés. C’est un péché répétitif que je commets parce que j’ai choisi de le faire, même si après je le regrette. C’est bien différent des sentiments d’irritation spontanés.

De plus, je trouve que souvent je me morfonds de mon péché, sans passer à la case: « expérimenter la puissance du sang de Jésus ». À mon avis, cette attitude est aussi un péché. Un peu comme si je « faisais mon salut » en souffrant pour mon péché.

Jusqu’à où faut-il se taire et s’écraser ? Très souvent la faute est visiblement chez l’autre. Doit-on vraiment ne rien dire et s’écraser comme un ver (cf. chapitre 1) ? La réponse est à la page 27 :

En effet, le péché d’autrui ne saurait nous faire perdre notre paix. Dieu veut nous montrer la culpabilité de notre réaction, et c’est seulement lorsque nous aurons accepté d’être brisés sur ce point particulier que sa paix nous sera rendue.

Si ma réaction au péché de l’autre est aussi péché, je dois me taire et m’occuper du nettoyage de ma propre coupe. Mais ce n’est pas en soi un écrasement obligatoire et automatique. Il y aura des moments où il est bon de parler avec amour à quelqu’un pour lui expliquer en quoi il pêche contre les autres.

Du chapitre 3, je retiens surtout l’appel à commencer à vivre dans la lumière avec les autres. Ce n’est pas tout le monde qui doit connaître vos péchés, mais avez-vous une ou deux personnes dans votre vie qui vous connaissent complètement ? 1Jean 1.7 dit :

Si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres.

Se basant sur ce texte, Hession invite à trouver des personnes de confiance et à vivre le Réveil avec elles :

Jésus veut que nous commencions aujourd’hui à marcher dans la lumière d’une manière nouvelle. Joignez-vous pour cela à un autre – à votre ami chrétien, à votre conjoint. Laissez tomber votre masque. Sans aucun doute, Dieu vous a montré un point précis sur lequel vous devez être honnête avec eux. Commencez par là. Travaillez à deux, là où le Seigneur vous a placés. D’autres seront alors brisés au pied de la croix et ajoutés, selon la volonté de Dieu.

Questions ou désaccords avec le livre ?

J’ai commencé à lire le livre avec Hanna (chapitre 3 oblige !). Elle m’a fait remarquer un point où Hession semble aller trop loin (p. 32), remarquez la phrase en italique (ajouté par moi) :

L’oeuvre accomplie par Jésus-Christ au Calvaire n’a pas consisté seulement à rétablir la communion entre l’homme et Dieu, mais encore entre l’homme et ses semblables : l’un ne saurait aller sans l’autre. Plus les rayons d’une roue se rapprochent du centre, plus ils se rapprochent les uns des autres. S’il n’y a pas de communion vivante et réelle avec tel ou tel frère, c’est la preuve que cette communion n’existe pas non plus entre nous et Dieu. La première épître de Jean – sur laquelle le Réveil répand une si vive lumière – mesure la profondeur et la réalité de la communion de l’homme avec Dieu à la profondeur et la réalité de sa communion avec ses frères. Tout ce qui constitue une barrière entre nous, aussi insignifiant que cela puisse paraître, en constitue du même coup une entre Dieu et nous.

Vous voyez le problème de cette idée? Régulièrement je dois décider de ne pas développer une relation plus intime avec quelqu’un pour X raisons. Peut-être que suite à un problème, je ne le considère pas fiable et donc je ne veux plus m’ouvrir à lui. En tout cas, juste parce qu’il y a un problème entre deux personnes, leur relation avec Dieu n’est pas stoppée. Qu’en pensez-vous ? Est-ce qu’on l’a mal compris notre ami Roy ?

Je termine en prière. Seigneur, change mon cœur s’il te plait. Donne moi des désirs saints et un cœur brisé et exige ensuite tout ce que tu veux. Merci pour le pardon continuel offert par le sang de ton Fils Jésus. Amen.

Et vous ? Que retenez-vous de votre lecture ?

N’oubliez pas, rendez-vous la semaine prochaine pour discuter des chapitres 4 et 5 ! Je vais probablement essayer de rattraper mon retard, mais je ne garantis rien. Les deux dernières semaines à l’IBG sont folles !

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Le chemin du Calvaire: Introduction et chapitre 1

« Et si on lisait un livre ensemble sur le blog ? » C’est le défi qu’on a lancé récemment. Nous lisons Le chemin du Calvaire ensemble. Voici le premier compte rendu. Tous ceux qui l’ont lu sont invités à laisser leur impression sur la lecture en écrivant un commentaire.

Voici 4 points que j’ai retenu. Je termine ensuite avec quelques questions et des remarques.

1. Le lectorat : je suis concerné par le message du livre.
Les recommandations donnent le ton. Le livre s’adresse à tous ceux qui sont insatisfaits par leur marche chrétienne. Que je sois jeune chrétien, responsable ou pasteur d’Église, le livre s’adresse à moi si j’ai soif d’une vie chrétienne plus a fond. Certains étaient jeunes chrétiens. D’autres étaient dans une période de  leur vie chrétienne où ils stagnaient. Roy Hession était chrétien de longue date et a entendu le message du Chemin du Calvaire tard dans sa vie.

Voici l’application que j’en retire. Peu importe que je sois chrétien depuis déjà plusieurs années. L’auteur était orateur et évangéliste connu en Grande Bretagne. D’ailleurs c’était son  statut et son rôle qui l’ont empêché de vivre le Réveil durant un temps. Comme il le dit (p.11) :

 Étant moi-même un des orateurs, je pensais plus aux besoins spirituels des autres qu’aux miens. Tandis que ma femme et d’autres s’humiliaient devant Dieu et faisaient l’expérience du sang précieux de Jésus qui purifie, je restais desséché et loin de tout cela. Desséché parce que je me croyais au-dessus.

2. Je dois lire d’une manière « égoïste » (surtout si je suis pasteur!).
Je ne dois pas me concentrer sur comment ce message aiderait ma femme ou un membre de mon Église. Même si c’est vraiment ce dont ils ont besoin ! Je dois avant tout suivre les conseils de Hession à la fin de son introduction de 1950 (p. 16) :

Encore un mot pour le lecteur. S’il veut être béni, qu’il lise ces pages le coeur rempli d’une grande soif ; qu’il soit insatisfait de l’Église en général, et de lui-même… mais surtout de lui-même. Il faut qu’il accepte que Dieu commence l’oeuvre dans son proper coeur et non dans celui de son prochain, et ensuite qu’il place toute sa confiance en Dieu pour qu’Il agisse. S’il est serviteur de Dieu, la nécessité du Réveil est des plus urgentes pour lui, et nous souhaitons qu’il en soit profondément convaincu. C’est dans la mesure où il reconnaîtra sa propre misère et acceptera d’être béni que le Seigneur répandra la benediction sur son troupeau. Oh ! qu’il comprenne avant tout qu’il doit être le premier à s’humilier devant la croix. S’il n’y a pas de conviction de péché parmi ses auditeurs, qu’il se laisse d’abord convaincre et briser lui-même.

Notez que son conseil est particulièrement important si l’on est pasteur où si on se prépare à un tel ministère. Prions qu’on puisse lire le livre de cette manière.

3. Le vrai Réveil vs. une définition populaire du « Réveil ».
C’est probablement le point le plus provoquant quand on lit le livre la première fois. Quand on parle d’un Réveil, on pense généralement à quelque chose de spectaculaire : Des milliers de conversions, des grands rassemblements, et une effervescence contagieuse. L’auteur nous parle d’orateurs venus d’Afrique de l’Ouest, une région où se produisait un Réveil. Leur message ne parlait pas de ces aspects du Réveil. Ils soulignaient plutôt les aspects universels du Réveil. Hession fait donc deux remarques importantes. (1) Le Réveil n’est pas spectaculaire au sens d’une manifestation visible et public. Le Réveil c’est un pécheur qui prend conscience à nouveau de son péché et qui s’humilie au pied de la croix. Ensuite, (2) « le Réveil ne concerne pas d’abord les inconvertis », mais l’Église. Il dit :

« Réveil » signifie simplement « retour à la vie nouvelle », ce qui sous-entend qu’il y a déjà eu vie. Les inconvertis n’ont pas besoin d’être « réveillés », car il n’y a pas de vie en eux qui puisse être renouvelée, réveillée. Ils ont tout simplement besoin de la Vie. Ce sont donc les chrétiens qui doivent être « réveillés », car il y a eu chez eux un recul, une diminution de vie spirituelle ; ils se sont endormis. Aussi, les « candidats au Réveil » sont ceux qui veulent bien confesser ce recul, cette diminution de vie. Dieu pourra réveiller dans la mesure où les péchés seront confessés d’une manière claire et précise.
Lorsque de telles choses se passeront parmi les chrétiens, Dieu pourra alors travailler parmi les perdus avec une force nouvelle, et son oeuvre de grâce sera visible pour tous.

En fin de compte, le Réveil des chrétiens produit souvent de nombreuses conversions. Evidemment, car des chrétiens qui vivent à fond pour Dieu dans l’humilité, l’amour et la joie sont une plaidoyer convaincant en faveur du Christianisme. Mais le Réveil c’est avant tout quelque chose pour les chrétiens.

4. Le Réveil ça commence par nous casser.
Où plutôt, il faut être cassé (se reconnaître pécheur invétéré et mourir à soi-même) pour être candidat au Réveil. Roy Hession dit que le brisement c’est le commencement du Réveil. Il cite évidemment Jésus. Jésus, celui qui n’a jamais péché, celui qui est Dieu. Jésus a renoncé à tous les droits qu’il possédait et méritait pour accepter l’humiliation, le brisement et la mort à la croix à ma place.
Alors que j’écris ces lignes, je me rends compte combien ce ne sont que des formules que je sors. Suis-je vraiment brisé par ce fait historique ?

L’image du ver (cité du Psaume 22.7) m’interpelle particulièrement. Jésus a accepté de devenir un ver. L’auteur nous rappelle la différence entre un serpent et un ver. Un serpent, quand on l’écrase, riposte, attaque. Il ne se laisse pas faire. Mais un ver :

n’offre aucune résistance. Faites-lui ce que vous voulez, repoussez-le du pied, écrasez-le, il ne riposte pas : c’est l’image du vrai brisement. Jésus a accepté de devenir cela pour nous : un ver et non un homme.

Je sais d’avance que ça sera une de mes grandes luttes lors de cette lecture. « Dois-je vraiment m’écraser pour tout ? » Je redoute déjà la réponse.

Questions ou difficultés de compréhension ?
J’ai trébuché sur une phrase concernant comment il put s’approprier le message du Réveil pour la première fois. Dans l’intro il dit :

Plus tard, je pus enfin renoncer à ma doctrine de la sanctification et venir humblement à la croix pour être purifié de mes propres péchés.

C’est quoi le lien avec la doctrine de la sanctification ? Est-ce que je suis le seul à avoir trouvé cette tournure étrange ?

J’ai quelques autres questions qui restent sans réponse. Mais je pense qu’Hession les traite dans les prochains chapitres. Alors suspense.

 Voici donc mon retour de lecture. Place à vous tous qui lisez avec moi Le chemin du Calvaire. Qu’est-ce qui vous a particulièrement frappé ? Que retenez-vous ? C’est à votre tour !

RAPPEL: rendez-vous à la semaine prochaine pour continuer notre lecture. Lisons les chapitres 2 et 3.

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Lire Le Chemin du Calvaire: Semaine 1!

Et si on lisait Le Chemin du Calvaire ensemble sur le blog? C’est l’idée qu’on a eue la semaine dernière. Ce petit classique écrit par Roy Hession a plus de 60 ans, mais le livre n’a pas perdu sa force. Si l’aventure te tente, il n’est pas trop tard. Laisse un commentaire sur cette article pour nous dire que tu seras des notres. Puis, commande vite le livre chez BLF ou la CLC. Nous lirons lentement, alors ce sera facile de nous rattraper. Nous lirons deux chapitres par semaine.

Calendrier de lecture:

Du 21 au 27 mai: lire les préfaces et le chapitre 1
28 mai au 3 juin: chapitres 2 et 3
Du 4 au 10 juin: chapitres 4 et 5
Du 11 au 17 juin: chapitres 6 et 7
Du 18 au 24 juin: chapitres 8 et 9
Du 25 au 30 juin: chapitres 10 et 11.

Cette semaine, on commence doucement avec le chapitre 1. Je vous invite beaucoup de prière. Que Dieu nous montre notre péché. Qu’il ouvre nos yeux à la grandeur du pardon de Jésus à la croix. Qu’il nous amène à vivre le Réveil aujourd’hui.

Dès que je poste mon article sur le chapitre, je vous invite tous à commenter en donnant votre retour sur la lecture. Pour ne pas rater la parution d’un article, je t’invite à t’abonner au blog. Bonne lecture à tous!

PS. Pour les lecteurs utilisant iCal (sous Mac OS X), voici le calendrier de lecture iCal à télécharger. Je pense que ce fichier peut aussi être importé dans Google Calendar.

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